Santé & Sécurité

Dans le respect de son Code de conduite, Total a adopté une charte Sécurité Santé Environnement Qualité sur laquelle le Groupe s’appuie pour la conduite de ses opérations. Elle constitue le socle commun des référentiels de management du Groupe. Les directives Groupe définissent les exigences minimales attendues sur les sujets sécurité, sûreté, santé-hygiène industrielle, environnement, qualité et sociétal. Elles sont déclinées dans les secteurs qui prennent alors en compte les spécificités de leurs activités. Des recommandations, des guides et des manuels, qui constituent les premiers supports pour la mise en pratique et la gestion des politiques, sont accessibles à l’ensemble des collaborateurs. La direction HSE apporte son concours aux secteurs d'activité du Groupe et veille à mettre en œuvre des politiques qui traduisent concrètement et efficacement les principes HSE de cette charte.

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Santé et sécurité au travail

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Le Groupe développe depuis de nombreuses années un référentiel normatif relatif à la sécurité, sûreté, santé-hygiène industrielle, environnement et sociétal, ainsi que des systèmes de management associés intégrant l’ensemble de ces domaines (Management and Expectations Standards Toward Robust Operations, MAESTRO). Dans ce cadre, des directives sont élaborées en matière de santé et de sécurité au travail. Elles explicitent les exigences de Total dans ces domaines pour les personnels intervenant sur ses sites.

Depuis 2013, les secteurs d’activité du Groupe ont fait évoluer leur approche sur les référentiels des systèmes de management HSE de façon à donner une plus grande cohérence d’ensemble au niveau du Groupe, tout en respectant les spécificités des différentes activités. À compter de 2018, un cadre de référence MAESTRO HSE commun à l’ensemble des branches d’activité sera progressivement déployé.

Des audits MAESTRO sont réalisés tous les quatre ans par la division HSE de Total sur l’ensemble des sites opérés.

Les efforts du Groupe en matière de sécurité portent à la fois sur la prévention des accidents au poste de travail et des accidents de transport, ainsi que sur la prévention des accidents majeurs et des déversements accidentels.

Ils couvrent à la fois les employés des sociétés du Groupe et le personnel d’entreprises extérieures1 dont les résultats sécurité sont suivis avec la même vigilance.

Des indicateurs mesurent les principaux résultats. Le reporting mensuel des accidents au poste de travail permet de suivre globalement et par site les performances réalisées.

 

Indicateurs sécurité

2017

2016

2015

Nombre d'accidents déclarés par million d'heures travaillées (TRIR) (a)

0,88

0,91

1,17

Personnel des sociétés du Groupe

0,89

0,83

0,92

Personnel des entreprises extérieures

0,88

0,99

1,38

Nombre d’accidents avec arrêt par million d'heures travaillées (LTIR) (b)

0,58

0,51

0,66

Nombre moyen de jours d'arrêt par accident avec arrêt (SIR) (c)

27,57 (d)

30,23

30,11

Nombre de décès accidentels

1

1

9

(a) TRIR : taux de fréquence des accidents déclarés (Total Recordable Injury Rate)
(b) LTIR : taux de fréquence des accidents avec arrêt (Lost Time Injury Rate)
(c) SIR : taux de sévérité des accidents avec arrêt (Severity Injury Rate)
(d) Hors Saft Groupe

 

Depuis plus de 10 ans, le TRIR2 et le LTIR3 sont en baisse continue. Ces performances sécurité 2017 sont relativement stables par rapport à 2016. Le déploiement d’un ensemble de mesures visant à renforcer la culture sécurité Groupe depuis 2015 contribue à l’amélioration de la sécurité des intervenants des entreprises extérieures. En dépit de ces mesures, le Groupe a déploré en 2017 un événement accidentel lors d’une opération de maintenance en République du Congo qui a conduit à un décès parmi le personnel d’entreprises extérieures.

La sécurité fait l’objet de formations régulières, en particulier du management. Une politique de reconnaissance de la performance HSE, avec notamment la prise en compte de critères sécurité pour la détermination de la rémunération, est en place au sein du Groupe depuis 2011.

Depuis 2010, un document intitulé les Douze règles d’or de la sécurité au poste de travail regroupe les règles de base à respecter scrupuleusement par tous les personnels, salariés comme prestataires, dans tous les pays et les métiers du Groupe.

Les statistiques internes au Groupe montrent que dans plus de 60% des accidents graves ou presqu’accidents à haut potentiel de gravité au poste de travail, au moins une des règles d’or n’avait pas été respectée. La bonne application de ces règles d’or, et plus généralement de toutes les procédures en matière de sécurité au poste de travail, est vérifiée par des visites de terrain et des audits internes. Les règles d’or ont été reformulées sous le format d’obligations et d’interdictions pour en permettre une meilleure appropriation et faciliter le contrôle de leur application. Cette nouvelle présentation a été communiquée en avril 2017 à l’occasion de la Journée mondiale de la Sécurité. Par ailleurs, depuis 2016, la direction HSE a intégré dans son organisation un service regroupant les référents travaux à risque (travaux en hauteur, levage, nettoyage à haute pression, fouille, etc.) qui ont pour fonction de consolider le savoir-faire interne et les relations avec les entreprises extérieures.

Un des programmes lancés en 2016 pour pérenniser l’amélioration des performances sécurité porte sur le renforcement du contrôle de l’activité des intervenants des entreprises extérieures, qui sont statistiquement les principales victimes des accidents. En 2017, le programme de rencontres régulières avec le management des entreprises extérieures initié en 2016 s’est poursuivi. Une journée dédiée aux fournisseurs stratégiques du Groupe, Total Suppliers Day, à laquelle 110 entreprises ont participé, a été organisée en octobre 2017 afin de partager les politiques et règles communes en matière d’éthique, de santé, de sécurité, de droits de l’homme et de respect de l’environnement. À cette occasion, des prix dans les catégories sécurité, innovation-digital et excellence opérationnelle ont été remis à trois entreprises, reconnaissant ainsi l’excellence de leur travail et la qualité de la relation avec les entités du Groupe.

Par ailleurs, la remontée des anomalies (environ 800 000 par an) et des presqu’accidents est fortement encouragée au quotidien et fait l’objet d’un suivi permanent. L’aptitude de chaque employé à identifier des anomalies ou des situations dangereuses est une des mesures de suivi de l’implication et de la vigilance du personnel dans la prévention des accidents, et traduit le niveau de culture sécurité au sein du Groupe.

D’une façon générale, les événements accidentels, quelle qu’en soit la nature, font l’objet d’une enquête dont la méthode et la profondeur d’investigation dépendent du niveau de gravité réelle ou potentielle. Ainsi, un presqu’accident à haut niveau potentiel de gravité est traité comme un accident grave : son analyse est considérée comme un facteur de progrès essentiel. Selon l’intérêt qu’il présente pour les autres entités du Groupe, il donne lieu à une alerte de sécurité, et selon les circonstances à la diffusion d’une fiche de retour d’expérience.

Dans le domaine de la sécurité des transports, l’amélioration des performances en termes d’accidentologie routière demeure une préoccupation constante du Groupe. Les actions menées ces dernières années ont permis une réduction de plus de 50% du taux d’accidents graves entre 2013 et 2017. Au Marketing & Services, le programme d’inspection des transporteurs est en cours de déploiement sur les zones Afrique, Asie-Pacifique-Moyen-Orient et Amériques et devrait être progressivement étendu en 2018 aux pays de l’Europe de l’Est. Le protocole d’inspection a également été adapté et testé dans quatre pays en Europe du secteur Gas, Renewables & Power afin de pouvoir être utilisé dans les pays de la zone OCDE où il sera déployé à compter de 2018.

À la suite de la signature en octobre 2016 de l’appel national en faveur de la sécurité routière au travail en France, le Groupe a déployé une campagne de sensibilisation SafeDriver afin de favoriser la prise de conscience sur le risque routier et rappeler les règles de base de la conduite et l’importance de les respecter. Cette campagne se décompose en six thèmes et s’adresse à tous les collaborateurs de Total et des entreprises extérieures qui utilisent un véhicule dans le cadre de leurs fonctions.

Dans le cadre du Marine Terminal Information System (MTIS) du Oil Companies International Marine Forum (OCIMF)4, le Groupe s’est engagé dans une démarche systématique de recensement des caractéristiques physiques des terminaux opérés par les entités du Groupe. L’évaluation de la compatibilité des navires avec les terminaux du Groupe est ainsi facilitée. Par ailleurs, Total a décidé d’utiliser le référentiel préconisé par l’industrie, le Marine Terminal Management Self Assessment (MTMSA) comme référence pour l’autoévaluation des terminaux dans le cadre de l’amélioration continue de la sécurité des transferts de produits aux interfaces.

En matière de santé, le Groupe a développé une politique qui fixe les exigences minimales de Total pour la prévention des risques en termes d’hygiène industrielle et la protection des travailleurs.

Il est notamment attendu des sociétés du Groupe, au travers de la directive Hygiène industrielle et santé au poste de travail, la formalisation et la mise en œuvre d’une analyse des risques (qui peuvent être de nature chimique, physique, biologique, ergonomique ou psychosociale), l’établissement d’un plan d’actions de maîtrise des risques, ainsi que le suivi médical du personnel en fonction des risques auxquels il est exposé.

Dans ce domaine, le Groupe suit les indicateurs ci-dessous :

Indicateurs santé

(périmètre PSM)

2017

2016

2015

Part des salariés bénéficiant d’un suivi médical régulier

98,0%

99,3%

99,3%

Nombre de maladies professionnelles déclarées dans l'année (selon les critères de la règlementation locale) (a)

143

108

145

(a) En 2016, dans le but de renforcer la cohérence entre les données du reporting social et celles du reporting santé, le périmètre de reporting des maladies professionnelles a été aligné sur le périmètre PSM. En outre, cet indicateur, qui était auparavant rapporté aux heures travaillées, est désormais fourni en valeur absolue.
 

Le reporting de maladies professionnelles concerne exclusivement le personnel du Groupe (périmètre PSM5) et les maladies déclarées selon la réglementation applicable dans le pays de chaque entité.

Les troubles musculo-squelettiques, première cause de maladie professionnelle, représentent 68% des maladies déclarées en 2017, pourcentage légèrement plus élevé qu’en 2016.

Un Comité médical conseil se réunit régulièrement pour évoquer les grands thèmes de santé susceptibles de toucher les collaborateurs du Groupe. Composé d’experts scientifiques externes, il associe également la direction de Total et les acteurs du Groupe concernés. Ce Comité réalise une veille scientifique sur les problèmes de santé pouvant avoir un impact sur le Groupe permettant ainsi de mettre en place, quand cela s’avère nécessaire, les meilleures stratégies de prévention sanitaire.

En appui de la politique du Groupe en matière de santé et en complément de la surveillance médicale périodique, organisée par les médecins des services de santé du Groupe, un observatoire de la santé des salariés est en place. L’objectif de cet observatoire est de disposer d’indicateurs de santé permettant de suivre à long terme l’évolution des possibles pathologies chez les salariés, sur un plan populationnel. Ce programme peut permettre d’identifier rapidement l’émergence de pathologies et, le cas échéant, de proposer et fédérer des actions de prévention. Environ 13% des salariés du Groupe au niveau mondial, tous métiers, âges et horizons confondus, ont pris part de façon anonyme à ce programme, ce qui permet d’avoir un échantillon représentatif des différents secteurs et métiers du Groupe, tant administratifs qu’opérationnels.

À la suite des résultats de l’Observatoire de la santé de Total, une étude s’intitulant Sommeil, travail posté et pathologies cardio-métaboliques a été initiée. Cette étude a concerné des salariés de quatre sites industriels français du Raffinage-Chimie (Carling, Donges, la Mède et Normandie) en collaboration avec les services de santé au travail de chaque site. Suite à une analyse complémentaire en 2017 des données obtenues, les résultats devraient être publiés prochainement. Plus largement, Total s’associe à la promotion de la santé individuelle et collective dans ses pays d’implantation à travers notamment des campagnes de vaccination antigrippale et de prévention ou dépistage de certaines maladies (sida, cancer, paludisme, maladie à virus Ebola, etc.) à destination des salariés, de leur famille et des communautés locales. Depuis quelques années, des actions de sensibilisation sont également mises en œuvre concernant, par exemple, la prévention des troubles musculo-squelettiques ou les risques liés au style de vie (campagnes antitabac et anti-alcool, etc.).

Santé et sécurité des consommateurs

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De nombreux produits commercialisés par Total sont susceptibles de présenter des risques, par exemple s’ils sont mal utilisés. C’est pourquoi le Groupe veille à remplir ses obligations – présentes et à venir – en matière d’information et de prévention, afin de minimiser les risques tout au long du cycle de vie de ses produits. Ainsi, la directive Santé et produits de Total définit les exigences minimales à respecter pour la mise sur le marché des produits du Groupe partout dans le monde afin de réduire les impacts potentiels sur la santé des consommateurs et l’environnement.

Total veille à identifier et évaluer les dangers inhérents à ses produits et ceux liés à leurs utilisations, puis à informer les clients et utilisateurs de ces dangers ainsi que des mesures de prévention et de protection à appliquer. Les fiches de données de sécurité qui accompagnent chaque produit mis sur le marché par le Groupe (dans au moins une des langues d’usage du pays), ainsi que l’étiquetage des produits, sont deux éléments clés d’information à cet égard. Pour tout nouveau produit, les exigences réglementaires des pays et des marchés auxquels ils sont destinés sont strictement prises en compte.

1Tel que défini ici

2TRIR: taux de fréquence des accidents déclarés (Total Recordable Injury Rate)

3LTIR: Taux de fréquence des accidents avec arrêts (Lost Time Injury Rate)

4Association de l’industrie regroupant les principales compagnies pétrolières mondiales

5Le Panorama Social Mondial (PSM) est une étude annuelle qui comporte une centaine d'indicateurs complémentaires à ceux de l'enquête sur les effectifs mondiaux.