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Santé et sécurité des personnes

Enjeux liés à la santé et la sécurité des personnes

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Total place la sécurité au cœur de son ambition d’entreprise responsable. C’est autour de cette valeur fondamentale du Groupe, et dans le respect des normes les plus strictes, également en matière de santé, que sont structurés les dispositifs opérationnels et les indicateurs de pilotage des activités.

Compte tenu de leur spécificité, les activités du Groupe induisent des risques en matière de santé et de sécurité pour les collaborateurs du Groupe, le personnel des entreprises extérieures et les riverains de ses sites industriels. Par ailleurs, certains produits commercialisés par Total sont susceptibles de présenter des risques pour la santé et la sécurité des consommateurs.

Dans ce contexte, le Groupe a identifié ses principaux enjeux en matière de santé et de sécurité :
  • prévenir la survenance d’un accident industriel majeur ;
  • prévenir les accidents au poste de travail ;
  • prévenir les risques pour la santé au travail ;
  • minimiser les risques en matière de santé et de sécurité des consommateurs.

Pour répondre à ses enjeux, Total s’appuie sur sa direction HSE intégrée dans le pôle People & Social Responsibility dont la directrice générale siège au Comité exécutif.

 

Infographie Santé/Sécurité

 

En adéquation avec les différents métiers et environnement du Groupe, la direction HSE coordonne la promotion et le déploiement des politiques Groupe en accompagnement des directions HSE des filiales de Total afin de leur permettre de prévenir ou limiter les risques. Le suivi des indicateurs vise à adapter en permanence l’action du Groupe en matière de protection de la santé et de la sécurité des personnes.

Total s’appuie sur sa charte Sécurité Santé Environnement Qualité pour la conduite de ses opérations. Elle constitue le socle commun des référentiels de management du Groupe et précise les principes fondamentaux applicables en matière de sécurité, de sûreté, de santé, d’environnement, de qualité et d’engagement sociétal. Cette charte est déclinée à plusieurs niveaux (siège, et filiales). Les directives et règles du Groupe définissent les exigences minimales attendues sur ces sujets. Des spécifications générales, guides et manuels servent à la mise en pratique de ces directives et règles. Les filiales du Groupe mettent en oeuvre ces exigences au travers de leurs propres systèmes de management, lesquels prennent en compte les particularités et exigences réglementaires locales. Le référentiel du Groupe est accessible à l’ensemble des collaborateurs.

Depuis 2018, un cadre de référence HSE commun à l’ensemble des secteurs d’activité est progressivement déployé afin de donner une plus grande cohérence d’ensemble à l’action du Groupe, tout en respectant les spécificités des secteurs d’activités. Ce cadre de référence, dénommé One MAESTRO (Management and Expectations Standards Toward Robust Operations) s’applique aux sites opérés du Groupe tels que définis à la section « Périmètres et méthodologie de reporting » (périmètre One MAESTRO).

Afin d’évaluer la mise en œuvre de ce cadre, le Groupe réalise des audits sur les sites opérés a minima tous les cinq ans. Ces derniers réalisent une autoévaluation tous les deux ans. Le protocole d’audit HSE du Groupe est basé sur le référentiel One MAESTRO et intègre les exigences des normes internationales ISO 14001:2015 et ISO 45001:2018. Le protocole d’audit est déployé en intégralité au cours des autoévaluations et selon une approche par les risques lors des audits.

Avant toute décision finale d’investissement, d’acquisition ou de cession, les projets présentés au Comité risques du Groupe sont évalués sous l’angle des risques pour la santé et la sécurité des personnes.

Enfin, le référentiel One MAESTRO prévoit que les sociétés détenant un intérêt dans des actifs ou activités qu’elles n’opèrent pas doivent promouvoir les exigences et les bonnes pratiques HSE du Groupe et de s’efforcer de faire adopter des exigences similaires par l’opérateur. Cette démarche peut s’exercer à l’occasion des conseils d’administration, des missions d’assistance technique ou au travers des audits ou revues HSE lorsque ceux-ci sont prévus par un pacte d’actionnaires. En 2019, le Groupe a défini une nouvelle règle intégrée au référentiel One MAESTRO qui a pour objectif de renforcer et d’harmoniser les évaluations et le suivi des risques HSE faits au niveau du Groupe concernant les actifs opérés par des tiers.

Prévenir la survenance d'un accident industriel majeur

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Pour prévenir la survenance d’un accident industriel majeur, tel qu’une explosion, un incendie, une fuite de produits dangereux ou massive, occasionnant des décès, des dommages corporels, une pollution accidentelle de grande ampleur ou sur un site environnementalement sensible ou des dommages aux biens, Total met en place des politiques et mesures adaptées de maîtrise des risques, qui s’appliquent à toutes les activités opérées du Groupe dès lors qu’elles sont exposées à ces risques.

Outre les activités de forage et de transport par pipeline, le Groupe dénombre, à fin 2019, 180 sites et zones d’exploitation exposés à ces risques qui correspondent à l’ensemble des activités d’exploitation, offshore ou onshore, d’exploration et de production d’hydrocarbures ainsi qu’aux sites industriels classés Seveso (seuil haut et bas) et leurs équivalents en dehors de l’Union Européenne. Ce nombre de sites est en diminution par rapport à fin 2018 où 195 sites étaient recensés. Le nombre de ces sites est stable pour les secteurs Exploration-Production et integrated Gas Renewables & Power mais en diminution pour le Raffinage-Chimie (fermeture d’un site en Espagne et cession de deux sites en Chine) ainsi que pour le Marketing & Services (acquisition d’un site au Brésil et cession de sites notamment en Argentine, Belgique, Allemagne et Tanzanie).

Le Groupe met en œuvre une politique de maîtrise des risques d’accident industriel majeur afin de minimiser les impacts potentiels liés à ses activités. Cette politique prévoit une analyse des risques des activités industrielles du Groupe, au niveau de chaque site opéré, sur la base de scénarios d’accidents pour lesquels la probabilité d’occurrence et la gravité des conséquences sont évaluées. En fonction de ces paramètres, une matrice de hiérarchisation permet de déterminer si des actions complémentaires sont à mener. Ces actions portent prioritairement sur des mesures de prévention mais également sur des mesures d’atténuation, elles peuvent être techniques ou organisationnelles. Ces analyses sont mises à jour périodiquement, a minima tous les cinq ans, ou lors de modification des installations. De nombreuses études sont réalisées ou révisées chaque année. A titre d’exemple, 29 études ont été réalisées entre 2018 et 2019 concernant des sites du secteur Marketing & Services qui compte, à fin 2019, 97 sites SEVESO ou équivalents.

Les dispositifs de maîtrise des risques accidentels sont présents dès la conception et la construction des installations ou de leurs éventuelles modifications et lors de la conduite des opérations. Ils couvrent également la maîtrise de l’intégrité de l’installation au cours du temps et la gestion efficace et adaptée d’un accident si toutefois il devait survenir.

En matière de conception et de construction des installations, le Groupe dispose de standards techniques qui intègrent les exigences des réglementations applicables et se réfèrent aux bonnes pratiques de l’industrie. La construction des installations du Groupe est confiée à des entreprises qualifiées qui suivent un processus de sélection interne exigeant et qui font l’objet d’un suivi. En cas de modification d’une installation, les règles du Groupe définissent le processus de maîtrise à suivre.

Par ailleurs, le Groupe a enrichi son offre de formation sur les risques accidentels majeurs en 2019, en proposant des formations aux équipes opérationnelles sur site en filiale en complément des formations siège. Par exemple, pour le secteur Marketing & Services, la formation Connaissance des Risques Majeurs et de l’Intégrité a impliqué plus de 500 participants sur 44 filiales entre mi-2018 et fin 2019.

En matière de maîtrise des opérations et de l’intégrité de ses installations, le Groupe a défini des règles pour prévenir des risques opératoires spécifiques qui ont été identifiés soit par les analyses de risques soit par retour d’expérience du Groupe et de l’industrie. Dans le cas particulier des travaux, l’analyse préalable des risques peut conduire à la mise en place d’un permis de travail dont le processus allant de la préparation à la clôture est défini. Les règles du Groupe prévoient également un processus de maîtrise de l’intégrité des installations qui comprend notamment la maintenance préventive, l’inspection des installations, l’identification des équipements importants pour la sécurité qui bénéficieront d’un suivi particulier, la gestion des anomalies et des modes dégradés, ainsi que des audits réguliers. L’ensemble de ces règles fait partie du cadre de référence One MAESTRO du Groupe. Les équipes opérationnelles sont régulièrement formées en vue de maîtriser les opérations au travers du compagnonnage ou de formations en présentiel.

En complément du support de son pôle d’expertise Risques majeurs, le Groupe demande à ses filiales opérant des sites qui présentent des risques d’accident industriel majeur qu’une fonction intégrité soit identifiée et pilote ce processus transverse.

Parmi les indicateurs de suivi, le Groupe rapporte le nombre de pertes de confinement classées Tier 1 et Tier 2 selon les définitions de l’American Petroleum Institute (API) et de l’International Association of Oil and Gas Producers (IOGP). Le Groupe s’est fixé comme objectif d’avoir un nombre d’événements Tier 1 et Tier 2 inférieur à 100 en 2019.

L’objectif est largement atteint en 2019. En plus des 73 événements Tier 1 et Tier 2 opérationnels indiqués dans le tableau ci-dessous, le Groupe a connu 2 événements Tier 2 dus à des actes de sabotage ou de vol en 2019.
 

Pertes de confinement(a) 2019 2018 2017(b)
Pertes de confinement (Tier 1) 26 30 28
Pertes de confinement (Tier 2) 47 73 75
Pertes de confinement (Tier 1 et Tier 2) 73 103 103

(a) Tier 1 et Tier 2 : indicateur du nombre de pertes de confinement à conséquences plus ou moins importantes (feux, explosions, blessures, etc.) telles que définies dans les normes API 754 (pour l’aval) et IOGP 456 (pour l’amont). Hors actes de sabotage et de vols.
(b) Hors TEP Barnett en 2017.

 

Malgré les dispositifs en place, le Groupe a déploré deux accidents industriels importants en 2019, ceux du Pipeline d’île-de-France (PLIF) et de la Raffinerie de Normandie. En février 2019, une fuite d’hydrocarbures de 900 m3 s’est produite sur le PLIF, à Autouillet dans les Yvelines (France). Ce déversement a occasionné une pollution des sols sur environ 4 hectares ainsi qu’une pollution des cours d’eau. Les opérations de dépollution mises en œuvre sont décrites à la section « Environnement ». En décembre 2019, un incendie important s’est déclaré au niveau de l’unité de distillation de la raffinerie de Normandie (France). Le feu a pu être maitrisé par les moyens internes à la raffinerie. Il a occasionné des dégâts matériels importants mais n’a fait aucun blessé. Ces deux événements ont fait l’objet d’une analyse en vue d’en tirer un retour d’expérience. Les autres évènements Tier 1 et 2 ont eu des conséquences plus faibles (accident avec arrêt, feu ou pollution de faible étendue ou aucun impact).

Afin de faire face efficacement à l’éventualité d’un accident industriel majeur, le Groupe a mis en place un dispositif global de gestion de crise reposant notamment sur un système d’astreinte 24h sur 24, 7 jours sur 7, sur un processus spécifique déployé dans les filiales et sur un espace de gestion de crise dédié au siège permettant de gérer deux crises en simultané. Le référentiel prévoit que les filiales se dotent de plans et de procédures d’intervention dans l’hypothèse de fuites, de feux ou d’explosions et de les tester régulièrement. En filiales et au siège, les équipes amenées à intervenir s’exercent régulièrement à la gestion de crise sur la base de scénarios identifiés par les analyses de risques. Ces personnes peuvent suivre une formation dédiée, selon leurs fonctions respectives. En 2019, 349 personnes ont ainsi suivi la formation « Gestion de crise », en filiales et au siège.

Par ailleurs, le Groupe a commencé en 2019 à déployer l’Incident Management System (IMS) dans les filiales de l’Exploration-Production. L’IMS est un système harmonisé de gestion des situations d’urgence décrit par un guide de bonnes pratiques de l'IPIECA et progressivement adopté par les majors. En 2019, sept filiales de l’Exploration-Production ont été formées et ont réalisé un exercice d’application de grande ampleur, et un total de 314 collaborateurs ont été formés en filiales et au siège.

Prévenir les accidents au poste travail

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Santé, sécurité

Le référentiel One MAESTRO du Groupe couvre trois axes principaux en matière de sécurité des personnes : la prévention des accidents au poste de travail, la prévention des accidents de transport et la prévention des accidents industriels majeurs. Elle vise à la fois le personnel des filiales du Groupe, celui des entreprises extérieures intervenant sur un site opéré par l’une de ces filiales, ainsi que celui des entreprises de transport dans le cadre de contrats long terme. Pour tous, les résultats sécurité sont suivis avec la même attention.

Des indicateurs mesurent les principaux résultats. Au-delà de sa volonté de ne pas avoir d’accident mortel dans la conduite de ses activités, le Groupe s’est fixé pour objectif de réduire de façon continue le TRIR(1) et pour 2019 de le maintenir à un niveau inférieur à 0,85 pour l’ensemble des personnels (Groupe et entreprises extérieures).

(1)TRIR : taux de fréquence des accidents déclarés (Total Recordable Injury Rate)

 

Les efforts du Groupe menés en termes de sécurité depuis plus de 10 ans ont permis de diviser le nombre d'accidents du travail par 4 sur la période 2009 à 2019. Après la stabilisation des performances en 2016 et 2017, l’année 2019 a montré une diminution de 11% des accidents déclarés par rapport aux résultats de l'an dernier. Ces progrès sont dus aux efforts constants du Groupe en matière de sécurité et notamment :

  • à la mise en place de référentiels HSE régulièrement mis à jour et audités ;
  • à la prévention de risques spécifiques particulièrement accidentogènes tels que la manutention de charge (ergonomie), le transport routier, les déplacements à pied ;
  • à la formation et la sensibilisation générale à la sécurité visant tous les niveaux de l'encadrement (journée mondiale de la sécurité, formations spécifiques pour managers) ;
  • aux efforts de communication HSE visant tout le personnel du Groupe ;
  • à l’introduction d’objectifs HSE dans la politique de rémunération des collaborateurs du Groupe (cf. section « emploi et inclusion sociale »).

L’augmentation du SIR(2) entre 2018 et 2019 s’explique par une augmentation des accidents avec un nombre de jours d’arrêt supérieur à 30 notamment pour le secteur M&S et une diminution du nombre d'accidents ayant un nombre de jours d'arrêt inférieur à 10 notamment pour le secteur iGRP.

Malgré les mesures mises en œuvre, le Groupe a déploré en 2019 quatre décès parmi le personnel d’entreprises extérieures survenus lors de chantiers ou d'opérations de maintenance en Belgique, en France, aux États-Unis et en Corée du Sud. Tous étaient liés directement ou indirectement à des travaux en hauteur : chute d'une plateforme mobile en ajustant une tuyauterie (Belgique), chute d'un plancher de travail suite au déboitement d'un garde-corps (France), chute d'un escabeau en démontant un équipement (Etats-Unis), chute d'un toit en cours de réparation (Corée du Sud).

Au-delà de la mise à jour de la règle sur les travaux en hauteur du cadre de référence One MAESTRO, ces décès ont conduit le Groupe à mener une réflexion spécifique visant à franchir un nouveau cap dans la prévention des accidents mortels et à atteindre l’objectif « Zéro accident mortel » du Groupe. Particulièrement concernés, des représentants d’entreprises extérieures ont été associés à cette réflexion, aux côtés d’opérationnels et de spécialistes de la sécurité du Groupe. Le Groupe renforcera ses efforts dans trois domaines prioritaires :

  • la mise en place dans le processus permis de travail d’un rituel préalable au travail dans les sites opérés du Groupe (Feu vert sécurité) ;
  • la tenue de visites de sécurité sur site menées de manière conjointe avec les entreprises extérieures ;
  • l’intensification des contrôles terrain afin de mesurer la conformité aux règles de sécurité.

La mise en œuvre progressive de ces actions sur les sites opérés du Groupe, accompagnée de campagnes de sensibilisation aux dangers mortels les plus répandus, a débuté au quatrième trimestre 2019 et se poursuivra en 2020. En outre, le Groupe a retenu pour la Journée Mondiale de la Sécurité du 28 avril 2020 le thème « Nos vies avant tout : feu vert sécurité ». 

Par ailleurs, à la suite de l’accident mortel lié à l’explosion d’un réservoir survenu en Égypte en octobre 2018, le Groupe a rapidement décidé de déployer un programme de prévention d’envergure centré sur les causes supposées de l’accident, dans l’attente de disposer des conclusions d’investigation. Après des sessions de sensibilisation par webinaire, une formation spécifique aux risques liés aux travaux sur réservoirs a été déployée en impliquant environ 3 500 participants issus de 90 pays. Ce programme s’est conclu mi-2019 par la diffusion d’un retour d’expérience d’application immédiate et obligatoire dans tout le Groupe.

De façon générale, depuis de nombreuses années, le Groupe met en œuvre un processus d’analyse des événements accidentels, quelle qu’en soit la nature, dont la méthode et la profondeur d’investigation dépendent du niveau de gravité réelle ou potentielle. À titre d’exemple, un presque accident à haut niveau potentiel de gravité est traité comme un accident grave : son analyse est considérée comme un facteur de progrès essentiel. Selon l’intérêt qu’il présente pour les autres entités du Groupe, il donne lieu à une alerte de sécurité et, selon les circonstances, à la diffusion d’un retour d’expérience.

Dans le domaine de la sécurité au poste de travail, le Groupe a également mis en place depuis 2010 les Douze règles d’or de la sécurité au poste de travail. Largement diffusées au sein du Groupe, elles regroupent les règles de base à respecter scrupuleusement par tous les personnels, salariés comme entreprises extérieures, dans tous les pays et les métiers du Groupe.

L’objectif des Règles d’or est de mettre en avant des règles simples, mémorisables par tous, et représentatives d’un nombre important d’accidents au poste de travail. D’autres règles sont par ailleurs définies notamment dans le référentiel One MAESTRO, les référentiels métiers et les référentiels des filiales.

Les statistiques internes au Groupe montrent que dans plus de 32 % des accidents graves ou presque accidents à haut potentiel de gravité au poste de travail, au moins une des Règles d’or n’avait pas été respectée. La bonne application de ces règles, et plus généralement de toutes les procédures en matière de sécurité au poste de travail, est vérifiée par des visites de terrain et des audits. Le dispositif Stop Card, en place depuis 2015, permet également à tout intervenant du Groupe ou d’une entreprise extérieure d’intervenir en cas notamment de non-respect d’une Règle d’or.

La Stop Card est matérialisée par une carte plastifiée, signée par le directeur de l’entité ou du site. Elle donne autorité pour intervenir et arrêter un travail en cours en cas de perception d’actions ou de situations à risques, voire susceptibles d’évoluer vers un accident, avec une garantie d’absence de sanction, même en cas d’intervention à mauvais escient.

Si une action ou une situation parait dangereuse pour une ou plusieurs personnes, pour une installation ou pour l’environnement, la Stop Card permet d’intervenir. Cela peut aller d’une simple question pour s’assurer de l’absence de risque jusqu’à l’arrêt du travail en cours.

Cette interruption permet d’engager une discussion avec les collègues concernés (les intervenants et leur superviseur) pour résoudre le problème observé. Si nécessaire, des modifications sur la façon de travailler sont apportées avant de reprendre le travail en cours.

Si le problème ne peut pas être résolu immédiatement, le travail est suspendu en attendant la mise en oeuvre des mesures adaptées.

La remontée des anomalies et des presque accidents (environ 700 000 par an) est fortement encouragée et fait l’objet d’un suivi. L’implication de chaque employé à identifier des anomalies ou des situations dangereuses est un indicateur de la vigilance du personnel dans la prévention des accidents, et traduit le niveau de culture sécurité au sein du Groupe.

Depuis 2016, la direction HSE a, par ailleurs, intégré dans son organisation un service regroupant les référents travaux à risques (travaux en hauteur, levage, nettoyage à haute pression, fouille, etc.) qui ont pour fonction de consolider le savoir-faire interne et les relations avec les entreprises extérieures. L’organisation de la direction HSE du Groupe a également intégré la même année un service dont le but est d’accompagner les sites qui en font la demande dans leur démarche d’amélioration de la culture sécurité.

Dans le domaine du transport routier, le Groupe met en œuvre depuis de nombreuses années une politique visant à réduire les accidents en appliquant des standards pouvant être plus stricts que certaines réglementations locales. Cette politique s’applique à tout le personnel du Groupe et aux entreprises extérieures en contrat avec le Groupe. Elle comprend notamment l’interdiction de téléphoner en conduisant y compris avec un kit main libre, l’interdiction d’utilisation des deux roues motorisées pour les déplacements professionnels, l’obligation de formation des conducteurs et la définition de spécifications techniques strictes pour les véhicules. Des exigences complémentaires sont déclinées en fonction du niveau des risques routiers du pays et de la nature de l’activité. Par exemple, dans les pays à risques routiers élevés, les véhicules sont équipés de dispositifs d’enregistrement des paramètres de conduite et un suivi du comportement des conducteurs est mis en place. Depuis 2012, un vaste programme d’inspection des transporteurs est également déployé au Marketing & Services. Il fait intervenir des experts transport indépendants qui inspectent les transporteurs sur les pratiques et processus mis en place concernant le recrutement et la formation des chauffeurs, les contrôles et la maintenance des véhicules, la gestion des trajets et le système de management HSE. En fonction des résultats de l’inspection, le transporteur peut être inclus ou exclus de la liste des transporteurs agréés par le Groupe. Ce programme est progressivement étendu aux autres secteurs d’activité du Groupe en fonction des besoins. Par ailleurs, un centre de formation existe depuis 2015 à Radès en Tunisie. Il accueille les personnels des filiales ainsi que les transporteurs qui souhaitent bénéficier des formations transport proposées par le Marketing & Services.

Afin de mesurer le résultat de sa politique, le Groupe suit depuis de nombreuses années le nombre d’accidents graves de la route impliquant ses personnels et ceux des entreprises extérieures. La réduction de 27 % du nombre d’accidents graves entre 2016 et 2019 témoigne des efforts menés. En 2019, le nombre d’accidents graves de la route est en augmentation par rapport à 2018. Toutefois, aucun décès sur la route n’est à déplorer.

Les chantiers ouverts en 2018 sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la prévention des accidents de la route ont été poursuivis en 2019. Au Marketing & Services, un nouveau plan d’action a été mis en place couvrant les domaines du comportement des conducteurs, des véhicules et de la préparation aux situations d’urgence. La décision a notamment été prise de déployer, sur plus de 2 500 véhicules de transport, des systèmes de détection de la fatigue après des tests concluants effectués sur plusieurs mois. Par ailleurs, le second volet de la campagne vidéo SafeDriver a débuté en 2019 et se poursuivra jusqu’en 2021. Les sujets retenus en 2019 ont été les angles morts, la fatigue au volant et la conduite en situation difficile.

(2)SIR : taux de sévérité des accidents avec arrêt (Severity Injury Rate)

 

Dans le domaine du transport aérien, un processus de sélection des transporteurs est mis en place pour limiter les risques liés aux déplacements du personnel du Groupe et des entreprises extérieures, si leur voyage est organisé par le Groupe. Ce processus s’appuie sur les données issues des organismes internationaux reconnus : Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), IATA Operational Safety Audit (IOSA), IOGP, et des recommandations d’autorités d’aviations civiles. Les compagnies aériennes qui ne disposent pas d’une notation par un organisme international font l’objet d’une évaluation par un organisme indépendant missionné par le Groupe.

Quelle que soit la nature des enjeux de sécurité, de santé ou d’environnement, les actions de prévention impliquent l’adhésion de chacun aux politiques de sécurité du Groupe. A cet effet, le Groupe déploie des formations destinées aux différentes populations (nouveaux arrivants, managers, cadres supérieurs et dirigeants) de manière à diffuser un socle cohérent de connaissances partagé par tous :

  • Safety Pass : Ces parcours d’accueil sécurité sont mis en place depuis le 1er janvier 2018 pour les nouveaux arrivants dans le Groupe. Différents parcours existent selon le type de poste et couvrent les risques HSE principaux de l’entreprise, les risques liés à l’activité du site ainsi que ceux liés au poste de travail. Le contenu théorique est complété de formations pratiques de type « gestes qui sauvent » ;
  • HSE for Managers s’adresse aux managers opérationnels ou fonctionnels, en responsabilité actuelle ou future dans l’une des entités du Groupe. Des sessions sont proposées dans les différents continents où Total est présent. En 2019, 7 sessions, dont 4 à l’international, ont rassemblé plus de 287 managers ;
  • Safety Leadership for Executives est destiné aux cadres dirigeants du Groupe et centré sur le leadership Sécurité. L’objectif de cette formation est d’accompagner les cadres dirigeants afin de leur permettre de transmettre et développer une culture sécurité au sein de leur organisation. La refonte de cette formation a été validée en 2019 lors de sessions pilotes. Cinq sessions ont rassemblé plus de 85 cadres dirigeants en 2019. L’objectif est que l’ensemble des cadres dirigeants ait suivi ce nouveau module d’ici trois ans.

Afin d’assurer et renforcer la connaissance des référentiels documentaires HSE, un outil de contrôle des connaissances HSE intégrant plus de 3 000 questions à choix multiple, a été développé en 2018 à destination des responsables HSE de filiales ou de sites opérés du Groupe. Cet outil permet d’évaluer leurs connaissances et détermine, le cas échéant, un plan de formation adapté. En 2019, 125 responsables HSE ont participé à cette évaluation des connaissances, ce qui correspond à la moitié de la population visée environ. L’objectif est d’avoir évaluer l’ensemble de la population sous 3 ans.

En complément des actions de formation, la direction HSE porte l’animation continue des thématiques HSE. Des experts et spécialistes centraux sont amenés tous les mois à diffuser un ensemble de règles et de bonnes pratiques, internes comme externes. Par ailleurs, 24 séminaires, webinars ou colloques impliquant les filiales du Groupe ont été animés en 2019.

Enfin, en tant que valeur de Total, la sécurité est prise en compte dans la politique de rémunération du personnel du Groupe depuis 2011 à tous les échelons du Groupe (se reporter à la section « emploi et inclusion sociale »).

Dans le domaine de la sûreté, le Groupe a mis en place une capacité d’analyse de la menace et d’évaluation des risques pour limiter, par des mesures préventives, son exposition aux risques sécuritaires dans les pays où il opère.

Prévenir les risques pour la santé au travail

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Santé

En matière de prévention des risques pour la santé au travail, le référentiel One MAESTRO du Groupe prévoit que les filiales du Groupe identifient et évaluent les risques au poste de travail à court, moyen et long termes. Il fournit pour ce faire des guides pour la mise en application. L’analyse de ces risques pour la santé porte sur les risques de nature chimique, physique, biologique, ergonomique et psychosociaux. Elle conduit à l’établissement et au déploiement d’un plan d’actions. Le référentiel demande, par ailleurs, que chaque entité du Groupe formalise sa procédure de suivi médical en tenant compte des exigences de la législation locale (fréquence, type d’examens, etc.) et du degré d’exposition de son personnel aux différents risques.

Pour compléter ce dispositif, le Groupe dispose d’un observatoire de la santé des salariés qui a pour vocation de faire le suivi de l’état de santé d’un échantillon de salariés permettant d’identifier l’émergence de pathologies et, le cas échéant, de proposer des actions de prévention. Ces données, issues de remontées anonymes des visites médicales, couvrent environ 10 % des salariés du Groupe au niveau mondial.

Le Groupe dispose également d’un comité médical conseil qui se réunit régulièrement pour évoquer les grands thèmes de santé qui sont en lien avec les activités du Groupe. Il décide au besoin d’activer des stratégies de prévention sanitaire complémentaires. Composé d’experts scientifiques externes, il associe également des cadres dirigeants et les acteurs du Groupe concernés par ces questions.

Le Groupe s’est fixé comme priorité la prévention des risques psychosociaux (RPS) ce qui l’a conduit à lancer un programme volontariste mondial de prévention des RPS visant à permettre la prise en charge de l’ensemble des collaborateurs exposés où qu’ils soient dans le monde.

Le programme mondial de prévention des RPS repose sur quatre axes :

  • un niveau de sensibilisation et de formation minimum pour tous, qui se traduit par la diffusion d’un kit de prévention des risques psychosociaux traduit en 11 langues et validé par des experts internationaux, support premier de toutes formations ;
  • un dispositif unique de mesures individuelles du stress et d’évaluation collective des facteurs de risques psychosociaux de l’environnement de travail permettant des plans d’action facilités ;
  • un dispositif d’écoute et d’accompagnement pour tout collaborateur quelle que soit sa localisation géographique. Encadré par des experts internationaux et disponible en plus de 40 langues, il permet ainsi, autant que possible, une prise en charge du collaborateur dans sa langue maternelle et selon sa spécificité culturelle ;
  • un suivi régulier des indicateurs pour un pilotage renforcé. Le dispositif mis en place garantit anonymat, confidentialité et sécurité des données personnelles tout au long de la prise en charge.

Chaque filiale du Groupe doit assurer la mise en œuvre du programme de prévention des RPS du Groupe ou d’un programme local équivalent.

Afin de piloter l’ensemble des actions mises en œuvre et d’en garantir ainsi l’efficacité, un groupe de travail Qualité de Vie au Travail et Santé a été créé en septembre 2018. Animé par la direction des Ressources humaines du Groupe, chaque secteur d’activité de Total y est représenté et également le département médical international. Le groupe de travail a notamment pour mission d’identifier les référents RPS pour chaque filiale du Groupe. Au 31 décembre 2019, 153 référents RPS ont été identifiés et contribuent activement au sein de leur filiale à la mise en œuvre des quatre axes prioritaires.

Plus largement, Total s’associe à la promotion de la santé individuelle et collective dans ses pays d’implantation à travers notamment des campagnes de vaccination et de dépistage de certaines maladies (sida, cancer, paludisme, etc.) à destination des salariés, de leurs familles et des communautés locales. Des actions de sensibilisation aux risques liés aux styles de vie (campagnes antitabac et anti alcool, etc.) sont également mises en œuvre de manière régulière.

En vue de partager sur les avancées du Groupe en matière d’Hygiène Industrielle, le Groupe organise chaque année une journée technique d’échange sur un thème donné en liaison avec les secteurs d’activité concernés.

Afin de suivre les performances de son dispositif, le Groupe a mis en place les indicateurs suivants :
 

Indicateurs santé (périmètre PSM) 2019 2018 2017
Part des salariés exposés à un risque professionnel bénéficiant d'un suivi médical régulier 98% 98% (a) 98%
Nombre de maladies professionnelles déclarées dans l'année (selon les critères de la réglementation locale) 128 154 143

(a) Par exception aux principes du reporting exposés dans la section Périmètres et méthodologie de reporting, le taux 2018 n’intègre pas une société n’ayant pas remonté ses données dans les délais du PSM 2018.

 

Les troubles musculosquelettiques, première cause de maladies professionnelles du Groupe, représentent 67 % des maladies déclarées en 2019, contre 69% en 2018. Le Groupe met en place des évaluations des risques ergonomiques tel que précisé précédemment et forme le personnel sur sites à la prévention des troubles musculosquelettiques.

Limiter les risques en matière de santé et de sécurité des consommateurs

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Sans prise en compte de précautions particulières, certains produits commercialisés par Total sont susceptibles de présenter des risques en matière de santé et sécurité des consommateurs. Le Groupe veille à respecter les exigences réglementaires afin de limiter les risques tout au long du cycle de vie de ces produits.

Le Groupe a également défini les exigences minimales à respecter pour la mise sur le marché des produits chimiques ou pétroliers qu’il produit, partout dans le monde, afin de réduire les impacts potentiels sur la santé des consommateurs et l’environnement. L’identification et l’évaluation des dangers inhérents à ces produits et à leurs utilisations figurent parmi ces exigences de même que l’information des consommateurs. Les fiches de données de sécurité accompagnant les produits chimiques ou pétroliers mis sur le marché par le Groupe, disponibles dans au moins une des langues d’usage du pays, ainsi que l’étiquetage du produit sont deux éléments clés d’information.

La mise en œuvre de ces exigences est suivie par des pôles de spécialistes au sein des secteurs Raffinage-Chimie et Marketing & Services du Groupe. La mission de ces pôles est d’assurer la préparation des dossiers de sécurité des produits chimiques ou pétroliers afin qu’ils correspondent aux applications auxquelles ils sont destinés et aux exigences réglementaires en vigueur. Ils procèdent ainsi à la rédaction des fiches de données de sécurité, des certificats de conformité (contact alimentaire, jouet, emballage pharmaceutique, etc.) et à l’enregistrement sous REACH si nécessaire. Ils assurent également la veille scientifique et réglementaire et suivent la mise en œuvre rapide des nouvelles fiches et des mises à jour au sein des entités du Groupe.

La gouvernance du processus est complétée au sein des business units ou des filiales des secteurs Raffinage-Chimie et Marketing & Services par la nomination d’un responsable produits qui assure la conformité de la mise sur le marché des produits chimiques ou pétroliers de son entité. Les réseaux de responsables produits sont coordonnés par les pôles de spécialistes du Groupe directement ou via un niveau intermédiaire régional pour le secteur Marketing & Services.

Les fiches de données de sécurité du pétrole et du gaz produits par les filiales des secteurs de l’Exploration-Production et de Integrated Gas, Renewables & Power sont réalisées par le Pôle d’expertise du Marketing & Services. La conformité de la mise sur le marché du produit est assurée par la filiale.

Enfin, le Groupe a mis en place un groupe de travail intersecteurs qui travaille à l’harmonisation des pratiques et des classifications concernant les produits chimiques ou pétroliers communs ainsi qu’au développement des bonnes pratiques.