Skip to content
Please check an answer for every question.
Paramétrage des cookies

Total peut déposer les catégories suivantes de cookies : cookies pour les statistiques, la publicité ciblée et les réseaux sociaux. Vous avez la possibilité de désactiver ces cookies, ces paramètres ne seront valables que sur le navigateur que vous utilisez actuellement.

L'activation de cette catégorie de cookies vous permet d'établir des statistiques de trafic sur le site. Leur désactivation nous empêche de surveiller et d'améliorer la qualité de nos services.
Notre site Web peut contenir des boutons de partage vers des réseaux sociaux qui vous permettent de partager notre contenu sur ces réseaux sociaux. Lorsque vous utilisez ces boutons de partage, un lien est établi vers les serveurs de ces réseaux sociaux et un témoin tiers est installé après avoir obtenu votre consentement.
L'activation de cette catégorie de cookies permet à nos partenaires d'afficher des annonces plus pertinentes en fonction de votre navigation et de votre profil client. Ce choix n'a aucune incidence sur le volume de publicité.

Environnement

Enjeux environnementaux

png vide 1x50px
  
  
  
  
  

Total place l’environnement au cœur de son ambition d’entreprise responsable. Compte tenu de leur spécificité, les activités du Groupe induisent des risques pour l’environnement pour lesquels Total développe une politique de gestion structurée.

Dans ce contexte, le Groupe a identifié ses principaux enjeux environnementaux :
 
  • prévenir les risques accidentels de pollution ;
  • limiter son empreinte environnementale en maîtrisant ses consommations énergétiques, ses émissions dans les milieux naturels (eau, air, sol) et, son utilisation de ressources naturelles ;
  • maîtriser les atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations notamment localisés dans des environnements naturels sensibles ;
  • limiter ses productions de déchets ultimes en soutenant l’économie circulaire.

Pour répondre à ses enjeux, Total s’appuie sur sa direction HSE intégrée dans le pôle People & Social Responsibility dont la directrice générale siège au Comité exécutif. La direction HSE a notamment pour mission de définir la stratégie et les politiques HSE du Groupe en cohérence avec les enjeux business et le projet d’entreprise One Total.

La direction HSE traite de manière intégrée les enjeux environnementaux, de sécurité, de santé et les enjeux sociétaux liés aux opérations du Groupe. Elle coordonne le déploiement de la charte Sécurité Santé Environnement et Qualité du Groupe à travers la définition et le suivi de la mise en œuvre du cadre de référence One MAESTRO. Ce cadre de référence et les audits associés sont décrits de manière détaillée à la section « Santé et sécurité des personnes ».

Des indicateurs environnementaux sont suivis depuis de nombreuses années afin d’adapter en permanence l’action du Groupe en matière de protection de l’environnement et sont présentés ci-dessous et dans la section « Indicateurs environnementaux ».

Politique générale et objectifs environnementaux

png vide 1x50px
  
  
  
  
  

Conformément à sa charte Sécurité Santé Environnement et Qualité, Total considère le respect de l’environnement comme une de ses priorités. Chacun, à tout niveau, dans l’exercice de ses fonctions, doit faire preuve de la plus grande discipline dans la protection de l’environnement. Total veille à maîtriser ses consommations énergétiques, ses émissions dans les milieux naturels (eau, air, sol), ses productions de déchets ultimes, son utilisation de ressources naturelles et ses impacts sur la biodiversité. Total adopte, dans ce domaine, une attitude constructive de transparence et de dialogue vis-à-vis des parties prenantes et des tiers.

Dans cette optique, la direction HSE et les services HSE au sein des entités du Groupe veillent au respect tant des réglementations locales applicables que des exigences internes découlant de la charte Sécurité Santé Environnement et Qualité et des engagements complémentaires du Groupe. Des instances de pilotage Groupe animées par la direction HSE sont chargées de :

  • suivre les performances environnementales de Total, revues annuellement en Comité d’audit, qui font l’objet d’objectifs d’amélioration fixés sur des périodes pluriannuelles ;
  • traiter, en collaboration avec les secteurs d’activité, les différentes thématiques concernant l’environnement dont ils ont la charge ;
  • promouvoir les normes internes à faire appliquer par les entités opérationnelles du Groupe.

Objectifs environnementaux du Groupe(a)

Engagement Biodiversité
Engagement Biodiversité

(a) Pour les objectifs en matière de Climat, se reporter à la section « Climat »

 
Les exigences internes au Groupe requièrent que les systèmes de gestion de l’environnement des sites opérés du Groupe importants pour l’environnement(1) soient certifiés au standard ISO 14001 dans les deux ans qui suivent leur démarrage ou leur acquisition : 100 % de ces 77 sites sont en conformité en 2019. Au-delà de ces exigences internes, à fin 2019, ce sont au total 281 sites opérés par le Groupe qui sont certifiés au standard ISO 14001. En 2019, 7 sites ont été nouvellement certifiés ISO 14001.

Les règles internes prévoient que tout projet présenté au Comité risques du Groupe voit ses risques et impacts potentiels, notamment environnementaux, évalués et revus préalablement à la décision finale d’investissement.

Total veille à faire partager à l’ensemble de son personnel ses exigences en matière de respect de l’environnement. Des formations sont réalisées afin que le personnel soit doté des compétences requises. Total sensibilise également ses collaborateurs par le biais de campagnes de communication interne (revues internes, intranet, affichage, etc.). En 2019, la Journée Mondiale de l’Environnement a porté sur les bonnes pratiques de préservation de la biodiversité sur les sites du Groupe. À cette occasion, plusieurs supports didactiques ont été créés pour enrichir les connaissances des collaborateurs en matière de biodiversité.

(1) Sites émettant plus de 30 kt CO2e par an.

Prévenir les risques accidentels de pollution

png vide 1x50px
  
  
  
  
  
  
Forage

Pour prévenir les risques accidentels et notamment les déversements pouvant atteindre l’environnement, Total met en oeuvre des politiques adaptées de maîtrise des risques. Le point « prévenir la survenance d’un accident industriel majeur » de la section « santé et sécurité des personnes » décrit les mesures de maîtrise couvrant tant la conception, la construction des installations ou leurs éventuelles modifications, que la conduite des opérations et la maîtrise de l’intégrité des installations. Il décrit également les mesures de maîtrise de l’intégrité de l’installation au cours du temps.

Pour ses transports maritimes et fluviaux d’hydrocarbures, Total n’affrète que des navires et des barges aux meilleurs standards internationaux. Une politique interne au Groupe fixe le processus et les critères de sélection des navires et des barges, appelés vetting. Ces critères s’appuient notamment sur les réglementations, sur les bonnes pratiques et les recommandations de l’OCIMF(2), ainsi qu’en Europe sur le système European Barge Inspection Scheme – EBIS. Le vetting des navires-citernes et barges est mis en œuvre par une entité unique et centralisée du Groupe. L’âge moyen de la flotte affrétée à temps par la direction des Transports maritimes de Total est d’environ six ans.

Pour les terminaux maritimes opérés, le Groupe poursuit une démarche de recensement de leurs caractéristiques physiques et de consolidation dans une base de données mondiale dans le cadre du Marine Terminal Information System (MTIS) de l’OCIMF. À fin 2019, 95 % des terminaux maritimes côtiers et offshore avaient effectué la démarche, facilitant ainsi l’évaluation de la compatibilité des navires avec les postes d’escale. Par ailleurs, Total encourage l’ensemble de ses terminaux maritimes à utiliser le Marine Terminal Management Self Assessment (MTMSA), référentiel préconisé par l’industrie pour l’autoévaluation des terminaux maritimes et l’amélioration continue de la sécurité des transferts de produits. Une formation pour le contrôle des interfaces navire-terre (SSSCL – Ship Shore Safety Check List) et des opérations de transfert de cargaison, développée par le Groupe courant 2016, a été suivie par des opérateurs de 80% des terminaux opérés à fin 2019.

Pour faire face à un déversement accidentel majeur, Total a structuré un dispositif global de gestion de crise décrit au point « prévenir la survenance d’un accident industriel majeur » de la section « santé et sécurité des personnes ».

Ce dispositif se complète, pour les sites opérés par le Groupe concernés par un risque de déversements accidentels atteignant les eaux de surface, par des exigences du référentiel One MAESTRO. Celles-ci imposent de revoir et de tester régulièrement leurs plans de lutte antipollution dans le cadre d’exercices. Ces plans sont propres à chaque site, adaptés à leur organisation, leurs activités et leur environnement tout en restant en phase avec les recommandations du Groupe.

Les sociétés du Groupe peuvent s’appuyer sur des moyens humains et matériels internes (Fast Oil Spill Team, FOST) et bénéficier de conventions d’assistance avec les principaux organismes tiers spécialisés dans la gestion des déversements d’hydrocarbures.

Pour les activités d’exploration-production d’hydrocarbures, des équipements de fermeture de puits en fond de mer (subsea capping) mobilisables par voie aérienne et de captage de fuite (subsea containment) sont stratégiquement positionnés, depuis 2014, en différents points du monde (Afrique du Sud, Brésil, Norvège, Singapour). Ils permettent de disposer de solutions disponibles rapidement en cas d’éruption de pétrole ou de gaz lors de forages sous-marins. À partir de ces localisations, ces équipements peuvent ainsi bénéficier aux opérations de Total partout dans le monde. Ces dispositifs sont issus des travaux d’un groupement de neuf compagnies pétrolières, dont Total fait partie, et sont gérés par l’organisme coopératif de lutte contre la pollution marine aux hydrocarbures, Oil Spill Response Ltd (OSRL).

En complément, Total a conçu et développé son propre système de capping (Subsea Emergency Response System) pour stopper le plus rapidement possible une éruption potentielle survenant en cours de forage ou en cours de production. Depuis 2015, des équipements sont positionnés en Angola puis en République du Congo, couvrant ainsi potentiellement toute la région du golfe de Guinée. En mars 2019, l’un de ces équipements a été déployé et testé par plus de 1 200 m de profondeur dans le cadre d’un exercice de grande ampleur au Nigeria.

(2) OCIMF (Oil Companies International Marine Forum) : Association de l’industrie regroupant les principales compagnies pétrolières mondiales. Cet organisme gère notamment le Ship Inspection Report (SIRE) Programme qui abrite et donne accès aux rapports d’inspection des navires-citernes et des barges fluviales (Barge inspection Questionnaire – BIQ).
 

PRÉPARATION À LA LUTTE ANTIPOLLUTION

Préparation à la lutte antipollution 2019 2018 2017
Nombre de sites dont l'analyse de risques a identifié au moins un
risque de pollution accidentelle importante d'une eau de surface(a)
128 126 126
Proportion de ces sites disposant d'un plan antipollution
opérationnel
100% 99% 91%
Proportion de ces sites qui ont mis en oeuvre au moins un exercice
de lutte antipollution dans l'année
91% 86%(b) 95%

(a) La variation du nombre de sites entre 2016 et 2018 est due aux effets de périmètre.
(b) La baisse par rapport à 2017 est principalement due à deux filiales dont le matériel était en cours de mise à niveau en 2018.

 

DÉVERSEMENTS ACCIDENTELS D’HYDROCARBURES

Total suit, conformément aux usages de la profession, les déversements accidentels d’hydrocarbures liquides dont le volume unitaire est supérieur à un baril. Ceux qui dépassent un seuil de gravité prédéterminé font l’objet d’une revue mensuelle et une information statistique annuelle est transmise au Comité Performance Groupe. Tout déversement est suivi d’une action de réparation visant un retour aussi rapide que possible de l’environnement à un état acceptable.
 

Déversements accidentels d'hydrocarbures liquides ayant atteint l'environnement et dont le volume est supérieur à un baril, hors actes de sabotage 2019 2018 2017
Nombre de déversements 57 74 62
Volume total des déversements (en milliers de m3) 1,2 0,3 0,5

 

En 2019, le déversement d’hydrocarbures le plus important ayant atteint l’environnement était une fuite d’hydrocarbures de 900 m3 sur le pipeline d’Île-de-France (PLIF), à Autouillet, en février. Ce déversement a occasionné une pollution des sols sur environ 4 hectares ainsi qu’une pollution des cours d’eau. Les opérations de dépollution menées ont permis de nettoyer la totalité des berges et des traces d’hydrocarbures sur les cours d’eau, d’éliminer 800 m3 d’un mélange d’eau et de pétrole, d’excaver 49 000 m3 de terres, et de vérifier l’absence d’impact sur les eaux souterraines. Le processus a été suivi par plus de 3 000 analyses en laboratoire tous milieux confondus (eau, air, sol). En 2020, 3 000 m3 de terres resteront à excaver et à évacuer, et le suivi des eaux souterraines et des eaux de surface sera maintenu.
 

Limiter l’empreinte environnementale

png vide 1x50px
  
  
  
  
  
  
Forage

Partout où il exerce ses activités, Total veille à respecter les lois et les réglementations qui lui sont applicables et les complète, au besoin par des exigences et des engagements spécifiques. Total mène une politique d’évitement, de réduction, de maîtrise et de mesure de l’empreinte de ses activités sur l’environnement. Dans ce cadre, les rejets de substances sont identifiés et quantifiés par milieu de rejet (eau, air, sols) de façon à mettre en œuvre des mesures adaptées pour mieux les maîtriser.

 

Eau, air

Les activités du Groupe génèrent des rejets tels que les rejets des fumées des installations de combustion, les émissions dans l’atmosphère des différents procédés de transformation, ou encore les rejets dans les eaux résiduaires. Au-delà du respect des réglementations applicables, le Groupe a mis en place un guide sur lequel les filiales du Groupe peuvent s’appuyer pour limiter les quantités rejetées. Le Groupe s’est doté plus particulièrement d’objectifs de réduction des émissions de dioxyde de soufre (SO2) et s’est engagé à limiter ses rejets hydrocarbures dans l’eau. Après analyse, les sites exposés peuvent s’équiper de systèmes de réduction qui incluent des mesures organisationnelles (utilisation de modèles prédictifs pour la maîtrise des pics d’émission de dioxyde de soufre (SO2) en fonction des données météorologiques, amélioration de la conduite des procédés de combustion, etc.) et des mesures techniques (stations de traitement des eaux résiduaires, utilisation de brûleurs de bas-NOX, dépoussiéreurs électrostatiques, etc.). À ce jour, toutes les raffineries détenues exclusivement par le Groupe sont pourvues de ce type de dispositif.

Pour les nouvelles installations développées par le Groupe, les règles internes prévoient que des études d’impact de ces rejets doivent être réalisées et si nécessaire des actions menées pour en limiter les effets.

 

Rejets chroniques atmosphériques

En 2010, les émissions de SO2 étaient de 99 kt. Le Groupe s’est doté d’un objectif pour 2020 de ne pas dépasser 49,5 kt, atteint depuis 2017.
 

Rejets chroniques atmosphériques(a) 2019 2018 2017
Emissions de SO2  (en kt) 39 48 47
Emissions de NOx  (en kt) 72 66 69

(a) Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.

 
Les émissions de SO2 susceptibles de causer des pluies acides sont contrôlées et réduites régulièrement. La baisse de ces émissions en 2019 s’explique essentiellement par une diminution d’activité sur les unités du raffinage et par la mise en place d’une politique plus exigeante concernant le brûlage de gaz acides du secteur Exploration-Production aux Émirats Arabes Unis.

Les émissions de NOX concernent essentiellement les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures et sont majoritairement localisées offshore loin des côtes et leur impact sur la qualité de l’air est donc considéré comme limité. La hausse enregistrée en 2019 s’explique essentiellement par une augmentation des activités de forage et de logistique en mer.

 

Qualité des eaux rejetées

Qualité des eaux rejetées 2019 2018 2017
Teneur en hydrocarbures des rejets aqueux offshore
(en mg/l)
13,0 14,1 17,7
% de sites conformes à l'objectif de qualité
des rejets offshore (30 mg/l)
100%(a) 96%(a) 100%(a)
Teneur en hydrocarbures des rejets aqueux onshore
(en mg/l)
1,7 1,8 2,4
% de sites conformes à l'objectif de qualité
des rejets onshore (15 mg/l)
100% 100% 100%

(a) Site d’Alwyn (Royaume-Uni) exclu, ses rejets ayant lieu uniquement lors de la maintenance de l’unité de réinjection et étant encadrés par une autorisation réglementaire spécifique.

 

Sols

Les risques de contamination des sols liés aux activités de Total proviennent essentiellement des déversements accidentels et des stockages de déchets.

En matière de prévention et de maîtrise de ces pollutions, le Groupe a mis en place un guide sur lequel les filiales peuvent s’appuyer. Il y recommande une approche qui repose sur quatre piliers :

  • la prévention des fuites, grâce à la mise en œuvre, autant que possible, de standards au niveau des meilleures pratiques de l’industrie, tant en ingénierie qu’en opération et dans les transports ;
  • des opérations d’entretien à une fréquence adaptée afin de minimiser les risques de fuite ;
  • une surveillance globale du milieu pour identifier une pollution éventuelle des sols et des eaux souterraines ;
  • la maîtrise des pollutions résultant d’activités passées via des opérations visant à les confiner et à les réduire ou les éliminer.

Par ailleurs, une règle Groupe fixe les exigences minimales suivantes :

  • le recensement systématique pour chaque site des enjeux environnementaux et sanitaires liés à d’éventuelles contaminations des sols et des eaux souterraines ;
  • l’évaluation des contaminations des sols et des eaux souterraines avec la prise en compte de différents facteurs (étendue de la pollution à l’intérieur ou hors des limites du site, nature et concentrations des polluants, présence d’un vecteur susceptible de permettre la migration de la pollution, usages du terrain et des eaux souterraines à l’intérieur et aux abords du site) ;
  • la gestion des enjeux sanitaires ou environnementaux identifiés en fonction de l’usage du site.

Enfin, les installations opérées du Groupe et qui ne sont plus en service (usines chimiques, stations-service, bourbiers ou lagunes résultant des activités d’extraction d’hydrocarbures, friches d’unités arrêtées de raffineries, etc.) marquent le paysage et peuvent, malgré toutes les précautions mises en œuvre, avoir été sources de pollutions chroniques ou accidentelles. Au-delà de la gestion appropriée des déchets liés à la déconstruction et à la mise en sécurité des sites, Total s’est doté d’une politique d’évaluation et de gestion des risques occasionnés par les pollutions des sols et des eaux souterraines. Pour les sites en fin d’activité, les modes de gestion des pollutions sont déterminés en tenant compte des obligations réglementaires avec pour objectif de conserver le contrôle de l’usage des sites en privilégiant les possibilités de redéveloppement d’activités du Groupe (solaire, reboisement, etc.). Les opérations de réhabilitation des sites sont mises en œuvre par des entités spécialisées créées par le Groupe. À fin 2019, 114 sites industriels ayant cessé leurs activités (hors stations-service) étaient en cours de réhabilitation.

Les provisions pour protection de l’environnement et restitution des sites passées par le Groupe sont détaillées dans la note 12 de l’annexe aux comptes consolidés (point 8.7 du chapitre 8 du Document d'enregistrement universel 2019).

 

Utilisation durable des ressources

Eau douce

En raison de leur nature, les activités du Groupe, principalement celles du Raffinage-Chimie et dans une moindre mesure celles des secteurs Exploration-Production et Integrated Gas, Renewables & Power, sont susceptibles d’avoir des impacts sur la ressource en eau et d’en être dépendantes. Ceci particulièrement lorsque l’activité concernée est située dans un environnement hydriquement sensible.

Conscient de ces enjeux, Total suit les Principes d’action suivants en matière de gestion des risques sur la ressource en eau :

  • une identification des sites sensibles prioritaires par un suivi des prélèvements en eau, puis une évaluation des risques ;
  • selon les besoins, une amélioration de la gestion de la ressource en eau via une adaptation du système de gestion environnementale des sites concernés.

Afin d’identifier ses implantations concernées par un risque de stress hydrique, Total procède au recensement des prélèvements et des rejets d’eau sur tous ses sites opérés matériels pour cet indicateur et les évalue selon les indices de stress hydrique du WRI(3) Aqueduct actuel et futur. A ce jour, 9,3 %(4) des prélèvements d’eau douce se font en zone de stress hydrique global). Pour les sites situés dans ces zones et prélevant plus de 500 000 m³ par an, Total met en œuvre une évaluation des risques pour la ressource en eau structurée notamment grâce au déploiement de l’outil Local Water Tool (LWT) for Oil & Gas de la Global Environmental Management Initiative (GEMI). Cet outil permet également d’orienter les actions de réduction des risques et d’optimiser l’utilisation de la ressource en eau des sites quand c’est nécessaire.

La mise en œuvre de cette évaluation des risques permet d’établir que les activités des sites opérés du Groupe exposent relativement peu les autres usagers de l’eau à un risque de stress hydrique. À la suite de cette évaluation, deux sites ont été identifiés comme étant à risque et déclarés en 2019 comme tels au CDP(5) : les raffineries de Grandpuits et de Normandie. Le risque concerne l’approvisionnement en eau de ces sites qui pourrait être interrompu pour maintenir l’accès à l’eau des usagers prioritaires. En 2020, la démarche d’analyse sera étendue à quatre autres sites.

En 2019, le Groupe a répondu au questionnaire du CDP Water sur la période 2018 et a obtenu, pour la troisième année consécutive, une note A-. Le principal indicateur utilisé dans ce reporting est le prélèvement d’eau douce.
 

Indicateur relatif à l'eau(a) 2019 2018 2017
Prélèvements d'eau douce, hors eaux de refroidissement (en millions de m3) 115 116 116

(a) Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.

(3) World Resources Institute.
(4) Selon la définition du CDP Water 2018.
(5) Organisme à but non lucratif qui propose un reporting environnemental pour les investisseurs, les entreprises, les villes, les États et les régions.

 

Sols

Total utilise les surfaces de sols dont il a besoin pour mener en sécurité ses opérations industrielles et n’a pas, en 2019, d’utilisation extensive de surfaces terrestres qui puisse avoir un conflit d’usage substantiel avec les divers écosystèmes naturels ou avec l’agriculture.

Dans le monde entier, des exigences de durabilité sont respectées par les biocarburants incorporés par le Groupe en application des réglementations en vigueur. Total commercialise et produit des biocarburants pour partie issus de matières premières agricoles. Tous les biocarburants incorporés par le Groupe en Europe sont certifiés durables type ISCC EU selon les critères exigés par l’Union européenne. Cette certification impose des critères de durabilité et de traçabilité des huiles (bilan carbone, non-déforestation, bonne utilisation des terres, respect des droits humains). Ces critères s’appliquent à toute la chaîne de production et de distribution des biocarburants durables et durables et ont été renforcés en 2019 dans le cadre de la révision de la Directive sur les énergies renouvelables dans les transports. L’Union Européenne plafonne notamment l’utilisation des matières premières agricoles dans les biocarburants pour limiter les changements d’affectation des sols.

En juillet 2019, Total a démarré la bioraffinerie de La Mède (France), qui a vocation à produire des biocarburants à partir de 60-70% d’huiles végétales (colza, palme, etc.) et de 30-40% déchets et résidus. Pour son approvisionnement en huile de palme, Total sélectionne un nombre limité de fournisseurs et complète la certification avec un dispositif spécifique de contrôle renforcé de la durabilité et du respect des droits humains.

 

Maîtriser les atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations

png vide 1x50px
  
  
  
Biodiversité

En raison de leur nature, les activités de Total peuvent être localisées dans des environnements naturels sensibles.

Conscient de cet enjeu, le Groupe prend en compte la biodiversité et les écosystèmes dans ses référentiels, dont l’élément fondateur est sa charte Sécurité Santé Environnement et Qualité. Ainsi, pour les nouvelles installations développées par le Groupe, les règles internes prévoient que des études d’impact prenant en compte la biodiversité et les écosystèmes soient réalisées et que des actions soient menées si nécessaire. Pour les installations en activité, le Groupe recommande à ses filiales l’application de la démarche éviter – réduire – restaurer – compenser. Pour matérialiser cette politique, le Groupe a souscrit, en juillet 2018 dans le cadre du programme Act4Nature, 16 engagements biodiversité. Ces 16 engagements sont décrits dans la brochure biodiversité. Ils comprennent 10 engagements de principes généraux communs à l’ensemble des entreprises signataires et 6 engagements individuels spécifiques à Total, dont certains étaient préexistants. Ils constituent un élément de différenciation du Groupe vis-à-vis de ses compétiteurs.

Le déploiement de ces engagements est en cours. Un état des lieux des actions déjà réalisées sur les trois premiers engagements prioritaires est présenté ci-dessous.

 

Engagements de Total

Engagement n°1

Le Groupe a prolongé son engagement de ne pas mener d’activités d’exploration ni d’extraction de pétrole et de gaz dans le périmètre des sites naturels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en date du 31 décembre 2018.

  • Réalisation : Cet engagement est respecté.

Engagement n°2

Total exclut toute activité d’exploration des champs pétroliers en zone de banquise arctique.

  • Réalisation : Le Groupe publie la liste de ses licences en zone arctique. En 2019, aucune activité d’exploration des champs pétroliers n’a été réalisée en zone de banquise arctique.

Engagement n°3

Total met en place des plans d’actions biodiversité sur les sites de production opérés dans les zones protégées les plus sensibles.

  • Réalisations : Un plan d’action biodiversité est mis en place sur tous les sites de production opérés situés dans les zones protégées les plus sensibles correspondant aux catégories UICN I à IV et Ramsar. Ainsi le plan d’action biodiversité développé en 2015 en République du Congo (Djeno) poursuit son déploiement notamment sur les aspects des services écosystémiques de la Lagune de la Loubie. D’autres plans sont en cours de déploiement en Italie (projet Tempa Rossa) et au Mozambique (projet Mozambique LNG). Enfin des plans d’action biodiversité sont en préparation mais non encore déployés en Ouganda (projet Tilenga), en Tanzanie (projet EACOP) et en Papouasie-Nouvelle-Guinée (projet Papua LNG).

En vue de poursuivre le partage de ses données et outils biodiversité avec la communauté scientifique, le Groupe a rejoint la plateforme internationale Global Biodiversity Information Facility (GBIF) dont le point focal français est le Muséum National d’Histoire Naturelle. Les premières données chargées concernent les projets du Groupe en Angola(6). Le chargement des données se poursuivra en 2020 avec notamment la Guyane Française. Total est la première major à rejoindre le GBIF.

Par ailleurs, le programme de collaboration avec l’Université d’Oxford au Royaume-Uni (Long Term Ecology Laboratory), en partenariat avec la compagnie pétrolière Equinor, initié en 2018 se poursuit. Il a pour objectif de développer un outil de cartographie à large maille des sensibilités de la biodiversité marine. Sa version simplifiée est en ligne(7) et est accessible au public. Une version plus complète, initiée en 2019, est prévue pour fin 2020.

Enfin, en 2019, une série d’actions de communication a été menée afin de sensibiliser les collaborateurs du Groupe à la biodiversité. La Journée Mondiale de l’Environnement des Nations unies a été axée sur le thème de la Biodiversité et à cette occasion ont été présentés les engagements Act4Nature et les actions Biodiversité du Groupe.

Une trentaine d’employés du siège ont aussi bénéficié d’une formation dispensée par le Muséum National d’Histoire Naturelle à la suite de cet événement. Par ailleurs, environ 350 collaborateurs ont été sensibilisés aux engagements du Groupe lors du séminaire One HSE du Groupe.

(6) 324 données sur l’état initial du fond marin et l’observation de mammifères marins.
(7) LEFT Marine (Local Ecological Footprint Tool).

Promouvoir une meilleure utilisation des ressources naturelles en soutenant l’économie circulaire

png vide 1x50px
  
  
  
  
  
Total déploie un programme d’actions sur la période 2017-2020 qui comprend des objectifs de progrès couvrant divers domaines :
 
  • valoriser plus de 50 % des déchets des sites opérés par le Groupe ;
  • améliorer de 1 % par an en moyenne l’efficacité énergétique des installations industrielles opérées ;
  • intégrer un critère consacré à l’économie circulaire dans les achats de l’entreprise.
Par ailleurs, Total a pour ambition de :
 
  • produire 30 % de ses polymères à partir de matières recyclées d’ici 2030 (l’engagement publié en 2018 de développer des polymères comprenant plus de 50 % de matière plastiques recyclées a été atteint en 2019) ;
  • solariser 5 000 stations-service.
Dans les faits :
 
  • plus de 50 % des déchets des sites opérés par le Groupe ont été valorisés en 2019 ;
  • concernant l’efficacité énergétique, l’objectif du Groupe est atteint depuis 2017 (se reporter à la section « climat » - « objectifs et indicateurs pour mesurer les risques et opportunités liés au changement climatique ») ;
  • production de 20 000 tonnes de polypropylène recyclées par an et à la suite de tests probants lancés à l’échelle industrielle, création et commercialisation de 15 grades de compounds polyéthylène, polypropylène et polystyrène intégrant jusqu’à 50 % de matières recyclées ;
  • à fin 2019, 1 436 stations-service ont été solarisées.

Concernant le gaspillage alimentaire comme la précarité alimentaire, les activités du Groupe sont très peu orientées vers la distribution alimentaire et ainsi peu exposées à ces problématiques.

 

Prévention et gestion des déchets

Plus spécifiquement sur les déchets, une directive Groupe fixe les exigences minimales en matière de gestion des déchets ce qui permet de limiter les risques potentiels associés à une mauvaise maîtrise de leur devenir. Elle s’articule autour de quatre étapes fondamentales : l’identification des déchets (technique et réglementaire) ; leur stockage (protection des sols et gestion des rejets) ; leur traçabilité depuis la production jusqu’à l’élimination (bordereaux, registres, déclarations) ; et leur traitement, avec la connaissance technique et réglementaire des filières, sous la responsabilité du site.

Les sociétés du Groupe veillent en outre à maîtriser la production de déchets de tous les sites opérés, à tous les stades de leurs activités. Cette démarche s’articule autour de quatre principes, déclinés par priorité décroissante :

  • réduire les déchets à la source, en concevant des produits et des procédés générant le moins de déchets possibles, mais également en minimisant la quantité de déchets produits par les activités du Groupe ;
  • réutiliser les produits pour un usage similaire afin d’éviter qu’ils deviennent des déchets ;
  • recycler les déchets résiduels ;
  • revaloriser énergétiquement, autant que possible, les produits non recyclés.

Total met en place sur ses sites opérés des programmes permettant de valoriser la majorité des déchets du Groupe. En 2019, les sites en activité opérés par le Groupe ont généré 662 kt de déchets dont 288 kt de déchets dangereux. L’objectif du Groupe est de valoriser plus de 50 % des déchets de ces sites. Cet objectif a été atteint en 2019 :

Filières de traitement des déchets(a) 2019(c) 2018 2017
Valorisation (recyclage, valorisation matière et énergétique)(b) 65% 57% 59%
Enfouissement 15% 18% 13%
Autres (incinération, biotraitements, etc.) 20% 25% 28%

(a) Hors cuttings de forage, hors sites ayant cessé leur activité et en cours de remédiation.
(b) Le taux de valorisation pour les années 2017 et 2018 exclut les terres excavées dans le cadre du projet de cracker d’éthane de Port Arthur. Il s’agit de déchets exceptionnels non dangereux, associés à la construction d’une installation nouvelle, qui ont été utilisés comme terre de couverture d’une installation de stockage de déchets. Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.
(c) Les tonnages de déchets de 10 sites d’Hutchinson ont été estimés en 2019 sur la base de leur reporting 2018. Les déchets de ces 10 sites représentaient en 2018 environ 1% du tonnage total de déchets du Groupe.

 

L’augmentation du taux de valorisation en 2019 est principalement due à la valorisation en centre de traitement biologique de 83 kt de terres polluées issues des travaux de remédiation liés à l’incident sur le pipeline d’Île-de-France. Le taux de valorisation du Groupe aurait été de 60 % sans ces terres.

Depuis 2015, le secteur Raffinage-Chimie s’est engagé dans le programme CleanSweep® sur l’ensemble de ses sites de production de plastiques dans le monde, visant à éliminer toute perte de granulés plastiques lors de leur manipulation (zero pellet loss). CleanSweep® est un programme international conçu pour éviter la perte de granulés plastiques lors de leur manipulation par les différents acteurs de la filière plastique et leur dissémination dans l’environnement aquatique. Depuis 2018, ce programme est déployé sur l’ensemble des sites polymères du Raffinage-Chimie.

Par ailleurs, Total est membre fondateur de l’Alliance to End Plastic Waste, créée en 2019, qui regroupe 42 entreprises de la chaîne de valeur des plastiques et des biens de consommation. L’Alliance a pour objectif de financer, à hauteur de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, le développement de solutions de réduction et de traitement (réutilisation, recyclage et récupération) des plastiques usagés dans l’environnement, en particulier dans les océans.

 

Développer des polymères à base de matières plastiques recyclées

Le Groupe s’est fixé comme ambition de produire 30 % de ses polymères à partir de matières recyclées d’ici 2030. Pour y accéder, le Groupe travaille sur tous les types de recyclage visant des polymères recyclés performants :

  • dans le domaine du recyclage mécanique, le Groupe a acquis en 2019 la société Synova, leader français de la production de polypropylène recyclé de haute performance destiné au secteur automobile. Total a en parallèle annoncé sa décision de doubler la capacité de production de Synova qui se situera autour de 40 000 tonnes de polypropylène recyclées par an en 2021 ;
  • Total s’est associé avec Recycling Technologies, fournisseur de technologie de recyclage de plastique, Nestlé et Mars, leaders mondiaux de l’agroalimentaire, pour développer une filière industrielle innovante de recyclage chimique en France. Ce consortium unique, qui regroupe des leaders mondiaux de la chaîne de valeur des emballages, étudie la faisabilité technique et économique de recycler des déchets plastiques complexes, tels que les emballages de petite taille, souples ou composés de multiples couches et répondant aux contraintes de l’alimentaire. Ces produits sont aujourd’hui considérés comme non recyclables et finissent ainsi en incinération ou en décharge ;
  • Total fabrique des composés circulaires, contenant au moins 50 % de matériaux recyclés et offrant les mêmes propriétés que les polymères vierges. D’ores et déjà, plus de 15 grades de compounds polyéthylène, polypropylène et polystyrène intégrant jusqu’à 50 % de matières recyclés sont commercialisés.

Le Groupe travaille également sur la diversification de ses sources d’approvisionnement notamment biosourcées. Total est l’un des leaders mondiaux des bioplastiques. L’entreprise Total Corbion PLA, détenue à 50 % par Total, possède en Thaïlande une usine d’une capacité de 75 000 tonnes par an de PLA, un bioplastique recyclé et biodégradable à 100 %, dont le démarrage opérationnel a eu lieu en 2019.

odd