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Environnement

Enjeux environnementaux

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Total place l’environnement au cœur de son ambition d’entreprise responsable. Compte tenu de la spécificité de ses activités, la conduite des activités du Groupe induit des risques pour lesquels Total développe des dispositifs de gestion structurés.

Dans ce contexte, le Groupe a identifié ses principaux enjeux environnementaux :
  • prévenir les risques accidentels liés à des événements industriels majeurs ;
  • limiter son empreinte environnementale en maîtrisant ses consommations énergétiques, ses émissions dans les milieux naturels (eau, air, sol), son utilisation de ressources naturelles ;
  • ne pas porter atteinte à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations notamment localisés dans des environnements naturels sensibles ;
  • limiter ses productions de déchets ultimes en soutenant l’économie circulaire.

Pour répondre à ses enjeux, Total s’appuie sur sa direction HSE intégrée dans le pôle People & Social Responsibility dont la directrice générale siège au Comité exécutif. La direction HSE a notamment pour mission de définir la stratégie et les politiques HSE du Groupe en cohérence avec les enjeux business et le projet d’entreprise One Total.

La direction HSE traite de manière intégrée les enjeux environnementaux, de sécurité, de santé et les enjeux sociétaux liés aux opérations du Groupe. Elle coordonne le déploiement de la Charte Sécurité Santé Environnement et Qualité du Groupe qui intègre ces enjeux à travers la définition et le suivi de la mise en œuvre du cadre de référence One MAESTRO. Ce cadre de référence est décrit de manière détaillée à la section « Santé et sécurité des personnes ».

Des indicateurs environnementaux sont suivis depuis de nombreuses années afin d’adapter en permanence l’action du Groupe en matière de protection de l’environnement et sont présentés ci-dessous et dans la section « Indicateurs environnementaux ».

Politique générale et objectifs environnementaux

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Total considère le respect de l’environnement comme une de ses priorités. Chacun, à tout niveau, dans l’exercice de ses fonctions, doit faire preuve de la plus grande discipline dans la protection de l’environnement. Total veille à maîtriser ses consommations énergétiques, ses émissions dans les milieux naturels (eau, air, sol), ses productions de déchets ultimes, son utilisation de ressources naturelles et ses impacts sur la biodiversité. Total adopte, en matière d’environnement, une attitude constructive de transparence et de dialogue vis-à-vis des parties prenantes et des tiers.

Dans cette optique, la direction HSE et les services HSE au sein des entités du Groupe veillent au respect tant des réglementations locales applicables que des exigences internes découlant de la Charte Sécurité Santé Environnement et Qualité et des engagements complémentaires du Groupe. Des instances de pilotage Groupe animées par la direction HSE sont chargées de :

  • suivre les performances environnementales de Total, revues annuellement en Comité exécutif, qui font l’objet d’objectifs d’amélioration fixés sur des périodes pluriannuelles ;
  • traiter, en collaboration avec les secteurs d’activité, les différentes thématiques concernant l’environnement dont ils ont la charge ;
  • promouvoir les normes internes à faire appliquer par les entités opérationnelles du Groupe.

 

Objectifs environnementaux du Groupe

Pour les objectifs en matière de Climat, se reporter à la section « Climat »

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Les exigences internes au Groupe requièrent que les systèmes de gestion de l’environnement de ses sites opérés importants pour l’environnement(1) soient certifiés au standard ISO 14001 dans les deux ans qui suivent leur démarrage ou leur acquisition : 100% de ces 71 sites sont en conformité en 2018. Au-delà de ces exigences internes, à fin 2018, ce sont au total 264 sites opérés par le Groupe qui sont certifiés au standard ISO 14001. En 2018, le site de Moho Nord (République du Congo) a été certifié ISO 14001.

Tous les projets d’investissement, de cession ou d’acquisition qui sont soumis à l’approbation du Comité exécutif voient leurs risques et leurs impacts notamment environnementaux évalués et revus préalablement à la décision finale d’investissement.

Total veille à faire partager à l’ensemble de son personnel ses exigences en matière de respect de l’environnement. Des formations sont réalisées afin que le personnel soit doté des compétences requises. Total sensibilise également ses collaborateurs par le biais de campagnes de communication interne (revues internes, intranet, affichage, etc.).        
 

(1) Sites émettant plus de 30 kt CO2e par an.

Prévenir les risques accidentels

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Pour prévenir les risques accidentels et notamment les événements industriels majeurs, Total met en place des évaluations périodiques des risques ainsi que des politiques et mesures adaptées de maîtrise des risques.

Le Groupe dispose d’organisations et de systèmes de management comportant des exigences et des attentes similaires dans toutes les entités. Total s’efforce de minimiser les impacts potentiels sur les personnes, l’environnement et les biens liés à ses activités à travers une politique de maîtrise des risques technologiques majeurs. Cette maîtrise est fondée sur une approche commune à tous les secteurs comportant, d’une part, l’identification et l’analyse des risques et, d’autre part, leur gestion.

Cette approche structurée s’applique à toutes les activités opérées du Groupe exposées à ces risques. Outre les activités de forage et de transport par pipeline, le Groupe dénombre, à fin 2018, 195 sites et zones d’exploitation exposés à des risques technologiques majeurs pouvant causer des dommages aux personnes, aux biens et à l’environnement qui correspondent :

  • à l’ensemble des activités d’exploitation, offshore ou onshore, de l’Exploration-Production ;
  • aux sites industriels classés Seveso (seuil haut et bas) et leurs équivalents en dehors de l’Union européenne (hors Exploration-Production).

En premier lieu, cette approche impose une analyse des risques des activités industrielles du Groupe, au niveau de chaque site, sur la base de scénarios d’accidents pour lesquels la probabilité d’occurrence et la gravité des conséquences sont évaluées.

En fonction de ces paramètres, une matrice de hiérarchisation permet en second lieu de déterminer si des actions complémentaires sont à mener en complément de l’application des standards du Groupe et de la réglementation locale. Ces actions portent prioritairement sur des mesures de prévention mais également sur des mesures d’atténuation.

La maîtrise des risques technologiques majeurs repose également sur :

  • la formation et la sensibilisation du personnel ;
  • un système cohérent de reporting événementiel et d’indicateurs ;
  • l’analyse systématique et structurée des événements graves, notamment pour en tirer des enseignements en matière de conception et d’exploitation ;
  • des plans et moyens de secours régulièrement testés.

Pertes de confinement

Parmi les indicateurs de suivi, le Groupe rapporte le nombre d’événements Tier 1 et Tier 2 selon les définitions de l’API et de l’IOGP. Le Groupe s’est fixé comme objectif d’avoir un nombre de pertes de confinement majeures inférieur à 100 (Tier 1 et Tier 2) en 2018.

L’objectif est légèrement dépassé du fait de l’inclusion de nouvelles entités au périmètre de reporting. En plus des 103 événements Tier 1 et Tier 2 opérationnels indiqués dans le tableau ci-dessous, le Groupe a connu quatre événements Tier 1 et un événement Tier 2 dus à des actes de sabotages ou de vol en 2018.

Pertes de confinement(a) 2018 2017(b) 2016(b)
Pertes de confinement (Tier 1) 30 28 38
Pertes de confinement (Tier 2) 73 75 101
Pertes de confinement (Tier 1 et Tier 2) 103 103 139

(a) Tier 1 et Tier 2 : indicateur du nombre de pertes de confinement à conséquences plus ou moins importantes telles que définies dans les normes API 754 (pour l’aval) et IOGP 456 (pour l’amont). Hors actes de sabotage et de vols.
(b) Hors TEP Barnett en 2016 et 2017.

 

Déversements accidentels

Total suit également, conformément aux usages de la profession, les déversements accidentels d’hydrocarbures liquides dont le volume unitaire est supérieur à un baril. Ceux qui dépassent un seuil de gravité prédéterminé (en termes de volume déversé, de nocivité du produit concerné ou de sensibilité de l’environnement naturel atteint) font l’objet d’une revue mensuelle et une information statistique annuelle est transmise au Comité Performance Groupe. Tout déversement significatif est suivi d’une action de réparation visant un retour aussi rapide que possible de l’environnement à un état acceptable. Compte tenu de leur nature évènementielle, les déversements accidentels d’hydrocarbures ne font pas l’objet d’un objectif chiffré. Leurs évolutions sont cependant observées et analysées.

Déversements accidentels d'hydrocarbures(a) 2018 2017(b) 2016
Nombre de déversements d'hydrocarbures 74 62 73
Volume total des déversements d'hydrocarbures (en milliers de m3) 0,3 0,5 0,9

(a) Déversements accidentels ayant atteint l’environnement et dont le volume unitaire est supérieur à un baril.
(b) En 2017, le périmètre de l’indicateur a été mis à jour afin d’exclure les déversements liés à des actes de sabotage réalisés par des tiers.

 

Lutte antipollution

Afin de faire face efficacement à l’éventualité d’un déversement accidentel majeur, le Groupe a mis en place un dispositif global de gestion de crise reposant notamment sur une organisation dédiée et sur un espace de gestion de crise au siège permettant de gérer deux crises en simultané. Dans ce cadre, Total s’exerce régulièrement à la gestion de crise sur la base de scénarios de risques identifiés par les analyses.

Le Groupe s’est doté en particulier de plans et de procédures d’intervention dans l’hypothèse d’une fuite ou d’un déversement d’hydrocarbures. Pour les déversements accidentels atteignant les eaux de surface, des plans de lutte antipollution sont régulièrement revus et testés dans le cadre d’exercices. Ces plans sont propres à chaque société ou site, adaptés à leur organisation, leurs activités et leur environnement tout en restant en phase avec les recommandations du Groupe.

Préparation à la lutte antipollution 2018 2017 2016
Nombre de sites dont l'analyse de risque a identifié au moins un risque de pollution accidentelle importante d'une eau de surface(a) 126 126 143
Proportion de ces sites disposant d'un plan antipollution opérationnel 99% 91% 99%
Proportion de ces sites qui ont mis en oeuvre au moins un exercice de lutte antipollution dans l'année 86%(b) 95% 89%

(a) La variation du nombre de sites entre 2016 et 2018 est due aux effets de périmètre.
(b) La baisse par rapport à 2017 est principalement due à deux filiales dont le matériel était en cours de mise à niveau en 2018.

En cas de pollution accidentelle, les sociétés du Groupe peuvent s’appuyer sur des moyens humains et matériels internes (Fast Oil Spill Team, FOST) et bénéficier de conventions d’assistance avec les principaux organismes tiers spécialisés dans la gestion des déversements d’hydrocarbures.

Depuis 2014, des équipements de fermeture de puits en fond de mer (subsea capping) mobilisables par voie aérienne et de captage de fuite (subsea containment) sont stratégiquement positionnés en différents points du monde (Afrique du Sud, Brésil, Norvège, Singapour) pour disposer de solutions disponibles rapidement en cas d’éruption de pétrole ou de gaz lors de forages en eaux profondes. À partir de ces localisations, ces équipements peuvent ainsi bénéficier aux opérations de Total partout dans le monde. Ces dispositifs sont issus des travaux d’un groupement de neuf compagnies pétrolières, dont Total fait partie, et sont gérés par l’organisme coopératif de lutte contre la pollution marine aux hydrocarbures, Oil Spill Response Ltd (OSRL). En complément, Total a conçu et développé son propre système de capping (Subsea Emergency Response System) pour stopper le plus rapidement possible une éruption potentielle survenant en cours de forage ou en cours de production. Depuis 2015, des équipements ont été successivement positionnés en Angola puis en République du Congo, couvrant ainsi potentiellement toute la région du golfe de Guinée.

Pour ses transports maritimes et fluviaux d’hydrocarbures, Total n’affrète que des navires et des barges aux meilleurs standards internationaux. Une politique interne au Groupe fixe le processus et les critères de sélection des navires et des barges, appelés vetting. Ces critères s’appuient notamment sur les règlementations, sur les bonnes pratiques et les recommandations de l’OCIMF(2), ainsi qu’en Europe sur le système European Barge Inspection Scheme – EBIS. Le vetting des navires citernes et barges est mis en oeuvre par une entité unique et centralisée du Groupe. L’âge moyen de la flotte affrétée à temps par la direction des Transports maritimes de Total est d’environ six ans.

Pour les terminaux maritimes opérés, le Groupe s’est engagé dans une démarche systématique de recensement de leurs caractéristiques physiques consolidées dans une base de données mondiale dans le cadre du Marine Terminal Information System (MTIS) de l’OCIMF. À fin 2018, 95% des terminaux maritimes côtiers et 50% des terminaux offshores avaient effectué la démarche, facilitant ainsi l’évaluation de la compatibilité des navires avec les postes d’escale. Par ailleurs, les grands terminaux de Total utilisent depuis 2018 le Marine Terminal Management Self Assessment (MTMSA), référentiel préconisé par l’industrie pour l’autoévaluation de leurs terminaux maritimes et l’amélioration continue de la sécurité des transferts de produits. Une formation pour le contrôle des interfaces navire-terre (SSSCL – Ship Shore Safety Check List) et le bon déroulement des opérations de transfert de cargaison, développée par le Groupe courant 2016, a été suivie par des opérateurs de 80% des terminaux opérés à fin 2018.

(2) OCIMF (Oil Companies International Marine Forum) : Association de l’industrie regroupant les principales compagnies pétrolières mondiales. Cet organisme gère notamment le Ship Inspection Report (SIRE) Programme qui abrite et donne accès aux rapports d’inspection des navires citernes et des barges fluviales (Barge inspection Questionnaire – BIQ).

Limiter l’empreinte environnementale

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Partout où il exerce ses activités, Total veille à respecter les lois et les réglementations qui lui sont applicables et les complète, au besoin par des exigences et des engagements spécifiques. Total mène une politique active d’évitement, de réduction, de maîtrise et de mesure de l’empreinte de ses activités sur l’environnement. Dans ce cadre, les rejets de substances sont identifiés et quantifiés par milieu de rejet (eau, air, sols) de façon à mettre en œuvre des mesures adaptées pour mieux les maîtriser.

 

Eau, air

Les activités du Groupe génèrent des rejets tels que les rejets des fumées des installations de combustion, les émissions dans l’atmosphère des différents procédés de transformation, ou encore les rejets dans les eaux résiduaires. Au-delà du respect des réglementations applicables, les sociétés du Groupe veillent à mettre en œuvre une politique visant à diminuer les quantités émises. Après analyse et lorsque nécessaire, les sites sont équipés de systèmes de réduction qui incluent des mesures organisationnelles (utilisation de modèles prédictifs pour la maîtrise des pics d’émission de dioxyde de soufre (SO2) en fonction des données météorologiques, amélioration de la conduite des procédés de combustion, etc.) et des mesures techniques (stations de traitement des eaux résiduaires, utilisation de brûleurs de bas-NOX, dépoussiéreurs électrostatiques, etc.).

Pour les nouvelles installations développées par le Groupe, des études d’impact de ces rejets sont systématiquement réalisées, et des actions sont menées pour en limiter les effets si nécessaire.

 

Rejets chroniques atmosphériques

En 2010, les émissions de SO2 étaient de 99 kt. Le Groupe s’est doté d’un objectif pour 2020 de ne pas dépasser 49,5 kt, atteint depuis 2017.

Rejets chroniques atmosphériques(a) 2018 2017 2016
Emissions de SO2  (en kt) 48 47 52
Emissions de NOx  (en kt) 66 69 76

(a) Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.

Les émissions de SO2 susceptibles de causer des pluies acides sont contrôlées et réduites régulièrement.

Les émissions de NOX essentiellement concentrées dans l’Exploration-Production sont majoritairement localisées offshore loin des côtes et leur impact sur la qualité de l’air est donc considéré comme limité.

 

Qualité des eaux rejetées

Concernant les rejets dans l’eau, en 2018, l’objectif de qualité des rejets onshore fixé pour limiter l’impact sur les milieux récepteurs a été atteint sur 100% des sites opérés.

  2018 2017 2016
Teneur en hydrocarbures des rejets aqueux offshore (en mg/l) 14,1 17,7 17,2
% de sites conformes à l'objectif de qualité des rejets offshore (30 mg/l) 96%(a) 100%(a) 100%(a)
Teneur en hydrocarbures des rejets aqueux onshore (en mg/l) 1,8 2,4 3,1
% de sites conformes à l'objectif de qualité des rejets onshore (15 mg/l) 100% 100% 100%

(a) Site d’Alwynn (Royaume-Uni) exclu, ses rejets ayant lieu uniquement lors de la maintenance de l’unité de réinjection et étant encadrés par une autorisation réglementaire spécifique.

En 2018, la baisse du pourcentage de sites conformes à l’objectif de qualité des rejets offshore est liée à l’intégration dans le périmètre de reporting d’un nouveau site issu de l’acquisition de Mærsk Oil qui dépasse l’objectif du Groupe. Les rejets de ce site restent non significatifs en termes de volume et correspondent à moins de 3% des rejets globaux du Groupe.

L’amélioration de la qualité des rejets aqueux onshore en 2018 est liée à une meilleure performance des traitements des eaux des raffineries d’Anvers, de Donges et de Normandie et à l’expiration du permis de la Mahakam en Indonésie.

 

Sols

Les risques de contamination des sols liés aux activités de Total proviennent essentiellement des déversements accidentels et des stockages de déchets.

L’approche du Groupe en matière de prévention et de maîtrise de ces pollutions repose sur quatre piliers :

  • la prévention des fuites, grâce à la mise en œuvre, autant que possible, de standards au niveau des meilleures pratiques de l’industrie, tant en ingénierie qu’en opération et dans les transports ;
  • des opérations d’entretien à une fréquence adaptée afin de minimiser les risques de fuite ;
  • une surveillance globale du milieu pour identifier une pollution éventuelle des sols et des eaux souterraines ;
  • la maîtrise des pollutions résultant d’activités passées via des opérations visant à les confiner et à les réduire ou les éliminer.

Par ailleurs, une directive Groupe fixe les exigences minimales suivantes :

  • le recensement systématique pour chaque site des enjeux environnementaux et sanitaires liés à d’éventuelles contaminations des sols et des eaux souterraines ;
  • l’évaluation des contaminations des sols et des eaux souterraines avec la prise en compte de différents facteurs (étendue de la pollution à l’intérieur ou hors des limites du site, nature et concentrations des polluants, présence d’un vecteur susceptible de permettre la migration de la pollution, usages du terrain et des eaux souterraines à l’intérieur et aux abords du site) ;
  • la gestion des enjeux sanitaires ou environnementaux identifiés en fonction de l’usage du site (actuel ou futur retenu, s’il y en a un) et selon les critères d’acceptabilité des risques recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Groupe.

Enfin, les installations opérées par des entités ou filiales du Groupe et qui ne sont plus en service (usines chimiques, stations-service, bourbiers ou lagunes résultant des activités d’extraction d’hydrocarbures, friches d’unités arrêtées de raffineries, etc.) marquent le paysage et peuvent, malgré toutes les précautions mises en œuvre, avoir été sources de pollutions chroniques ou accidentelles. Total s’est doté d’une politique d’évaluation, de traitement des risques environnementaux liés aux sols et eaux souterraines et de réhabilitation de ses sites en fin d’activité. L’objectif est, en accord avec les autorités, de permettre le développement de nouvelles activités, une fois l’usage futur des terrains déterminé. Les opérations de réhabilitation de sites sont mises en œuvre par des entités spécialisées créées par le Groupe. À fin 2018, 123 sites industriels ayant cessé leurs activités (hors stations-service) étaient en cours de réhabilitation.

Les provisions pour protection de l’environnement et restitution des sites passées par le Groupe sont détaillées dans la note 12 de l’annexe aux comptes consolidés (point 8.7 du chapitre 8 du Document de Référence 2018).

 

Utilisation durable des ressources

Eau douce

En raison de leur nature, les activités du Groupe, principalement celles du Raffinage-Chimie et dans une moindre mesure celles des secteurs Exploration-Production et Gas, Renewables & Power, sont susceptibles d’avoir des impacts sur la ressource en eau et d’en être dépendantes. Ceci particulièrement lorsque l’activité concernée est située dans un environnement hydriquement sensible.

Conscient de ces enjeux, Total suit les Principes d’action suivants en matière de gestion des risques sur la ressource en eau :

  1. un suivi des prélèvements en eau permettant l’identification des sites sensibles prioritaires, puis une évaluation des risques ;
  2. selon les besoins, une amélioration de la gestion de la ressource en eau via une adaptation du système de gestion environnementale des sites concernés.

Afin d’identifier ses implantations concernées, Total procède au recensement des prélèvements et des rejets d’eau sur tous ses sites et les évalue selon les indices de stress hydrique du WRI(3) Aqueduct actuel et futur (à ce jour, 9,7%(4) des prélèvements d’eau douce se font en zone de stress hydrique global).

En outre, Total identifie les niveaux de risque, pour la ressource en eau de ses sites ayant un prélèvement de plus de 500 000 m³ par an et situés en zone de risque potentiel pour la ressource en eau avec l’outil Local Water Tool (LWT) for Oil & Gas de la Global Environmental Management Initiative (GEMI). Cet outil permet aussi d’orienter les actions de réduction des éventuels risques afin d’optimiser l’utilisation de la ressource en eau de ces sites.

Globalement, les sites opérés du Groupe sont relativement peu exposés au risque hydrique. Sur les 24 sites concernés à fin 2018, le niveau de risque en eau a été évalué pour 16 sites prioritaires du Groupe (11 du Raffinage-Chimie, 3 de l’Exploration-Production et 2 du Gas, Renewables & Power). À la suite de cette évaluation, deux sites ont été identifiés comme étant à risque et déclarés comme tels au CDP. Cette démarche d’analyse devrait être étendue aux autres sites prioritaires actuels, soit huit sites supplémentaires identifiés.

En 2018, le Groupe a répondu au questionnaire du CDP Water sur la période 2017 et a obtenu une note A- . Le principal indicateur utilisé dans ce reporting est le prélèvement agrégé.

Indicateur relatif à l'eau(a) 2018 2017 2016
Prélèvements d'eau douce, hors eaux de refroidissement (en millions de m3) 116 116 123

(a) Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.

(3) World Resources Institute.
(4) Selon la définition du CDP Water 2018.

 

Sols

Total utilise les surfaces de sols dont il a besoin pour mener en sécurité ses opérations industrielles et n’a pas, en 2018, d’utilisation extensive de surfaces terrestres qui puisse avoir un conflit d’usage substantiel avec les divers écosystèmes naturels ou avec l’agriculture.

En 2018, le Groupe a mis en place une organisation spécifique de sélection des fournisseurs d’huile de palme visant à s’assurer que 100% des achats d’huile de palme de l’usine de La Mède seront certifiés durables selon les critères de l’Union européenne (certification type ISCC EU) et réalisés auprès d’un nombre limité de fournisseurs. Cette certification impose des critères de durabilité et de traçabilité des huiles (bilan carbone, non-déforestation, bonne utilisation des terres, respect des droits de l’homme) utilisées spécifiquement pour les biocarburants durables. Ces critères s’appliquent à toute la chaîne de production et de distribution des biocarburants durables et sont régulièrement révisés. Pour être certifiés, les biocarburants durables doivent permettre une réduction des émissions de GES, du puits à la roue, d’au moins 50% par rapport aux carburants fossiles. Au 31 décembre 2018, les approvisionnements en huile de palme de La Mède n’ont pas encore commencé.

 

Ne pas porter atteinte à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations

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En raison de leur nature, les activités de Total peuvent être localisées dans des environnements naturels sensibles.

Conscient de cet enjeu, le Groupe s’assure de la prise en compte de la biodiversité et des écosystèmes dans ses projets et ses opérations. Pour matérialiser cette politique, le Groupe a souscrit, en juillet 2018 dans le cadre du programme Act4Nature, 16 engagements biodiversité. Ces 16 engagements sont décrits dans la brochure biodiversité. Ils comprennent 10 engagements de principes généraux communs à l’ensemble des entreprises signataires et 6 engagements individuels spécifiques à Total, dont certains étaient préexistants. Ils constituent un élément de différenciation du Groupe vis-à-vis de ses compétiteurs.

 

Engagements de Total

Engagement n°1

Le Groupe a prolongé son engagement de ne pas mener d’activités d’exploration ni d’extraction de pétrole et de gaz dans le périmètre des sites naturels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en date du 31 décembre 2017.

  • Réalisation : Cet engagement est respecté. En République démocratique du Congo, Total a pris l’engagement de ne procéder à aucune activité d’exploration dans le parc national des Virunga, situé pour partie sur le bloc III du Graben Albertine. Total n’est plus présent dans ce permis depuis janvier 2019.

Engagement n°2

Total exclut toute activité d’exploration des champs pétroliers en zone de banquise arctique.

Engagement n°3

Total met en place des plans d’actions biodiversité sur les sites de production opérés dans les zones protégées les plus sensibles.

  • Réalisations : Pour les sites de production opérés situés dans les zones protégées les plus sensibles correspondant aux catégories UICN I à IV et Ramsar, un plan d’action biodiversité est mis en place. Ainsi le plan d’action biodiversité développé en 2015 en République du Congo (Djeno) poursuit son déploiement notamment sur les aspects de services écosystémiques de la Lagune de la Loubie. D’autres plans sont planifiés à court terme, en Italie (projet Tempa Rossa), ou prévus à moyen terme, comme en Ouganda (projet Tilenga), en Tanzanie (projet EACOP) et en Papouasie- Nouvelle-Guinée (projet Papua LNG).

Engagement n°4

Total s’engage à mettre en œuvre, dans le cadre de Total Foundation, un programme mondial pour la préservation des forêts, des mangroves et des zones humides.

  • Réalisation : En ce qui concerne la préservation et la restauration de la forêt, se reporter à la section « Impact sociétal et développement local » où est présenté le programme Total Foundation porté principalement par la Fondation d’entreprise Total en France.

Engagement n°5

Total développe des outils et méthodes innovants pour l’analyse et la modélisation des données biodiversité collectées dans le cadre de ses études d’état initial et favorise leur partage avec la communauté scientifique.

  • Réalisation : En vue de partager les données acquises par le Groupe lors de ses études de base, un programme de collaboration avec l’Université d’Oxford (Long Term Ecology Laboratory) en partenariat avec Equinor, a été initié en 2018 pour le développement d’un outil de criblage des sensibilités biodiversité marines nommé LEFT Marine (Local Ecological Footprint Tool) ; cet outil aura vocation à être accessible au public pour un usage par des tiers.

Engagement n°6

Total promeut la sensibilisation de ses employés sur les sujets biodiversité par des actions favorisant la diversité biologique au niveau de ses immeubles de bureaux.

  • Réalisation : Afin de sensibiliser ses collaborateurs à la biodiversité, le plan de communication environnement du Groupe inclut une série d’actions pour ses collaborateurs dans les sièges, bureaux et sites, et ce pour l’ensemble des secteurs. En 2018, une brochure biodiversité présentant les nouveaux engagements Act4Nature et les actions Biodiversité du Groupe a été diffusée et expliquée sous forme d’un MOOC (Massive Open Online Course) biodiversité à disposition sur l’intranet du Groupe.

Promouvoir une meilleure utilisation des ressources naturelles en soutenant l’économie circulaire

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Total déploie un programme d’actions sur la période 2017-2020 en matière d’économie circulaire qui comprend cinq engagements couvrant divers domaines de l’économie circulaire :
  • limiter la production de déchets et favoriser leur valorisation,
  • développer des polymères comprenant jusqu’à 50% de matière plastique recyclée,
  • solariser 5 000 stations-service,
  • améliorer de 1% par an en moyenne l’efficacité énergétique des installations industrielles opérées,
  • intégrer un critère consacré à l’économie circulaire dans les achats de l’entreprise.
Total rend compte de sa performance auprès de l’AFEP, qui a publié un rapport d’avancement en octobre 2018. Consulter le rapport de l’AFEP.

 

Dans les faits :

Concernant le gaspillage alimentaire comme la précarité alimentaire, les activités du Groupe sont très peu orientées vers la distribution alimentaire et ainsi peu exposées à ces problématiques.

 

Prévention et gestion des déchets

Plus spécifiquement sur les déchets, une directive Groupe fixe les exigences minimales en matière de gestion des déchets ce qui permet de limiter les risques potentiels associés à une mauvaise maîtrise de leur devenir. Elle s’articule autour de quatre étapes fondamentales : l’identification des déchets (technique et réglementaire) ; leur stockage (protection des sols et gestion des rejets) ; leur traçabilité depuis la production jusqu’à l’élimination (bordereaux, registres, déclarations) ; et leur traitement, avec la connaissance technique et réglementaire des filières, sous la responsabilité du site.

Les sociétés du Groupe veillent en outre à maîtriser la production de déchets de tous les sites opérés, à tous les stades de leurs activités. Cette démarche s’articule autour de quatre principes, déclinés par priorité décroissante :

  • réduire les déchets à la source, en concevant des produits et des procédés générant le moins de déchets possibles, mais également en minimisant la quantité de déchets produits par les activités du Groupe ;
  • réutiliser les produits pour un usage similaire afin d’éviter qu’ils deviennent des déchets ;
  • recycler les déchets résiduels ;
  • revaloriser énergétiquement, autant que possible, les produits non recyclés.

Total met en place sur ses sites opérés des programmes permettant de valoriser (tri et valorisation énergétique) la majorité des déchets du Groupe. En 2018, le Groupe a traité 573 kt de déchets (tous modes de gestion confondus). Au final, l’objectif du Groupe de valoriser plus de 50% de ses déchets est atteint :

Filières de traitement des déchets 2018 2017 2016
Recyclage et/ou valorisation(a) 57% 59% 58%
Enfouissement 18% 13% 18%
Autres (incinération, biotraitements, etc.) 25% 28% 24%

(a) Le taux de valorisation pour les années 2017 et 2018 exclut les terres excavées dans le cadre du projet de cracker d’éthane de Port Arthur. Il s’agit de déchets exceptionnels non dangereux, associés à la construction d’une installation nouvelle, qui ont été utilisés comme terre de couverture d’une installation de stockage de déchets. Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.

 

Depuis 2017, le secteur Raffinage-Chimie s’est engagé dans le programme CleanSweep® sur l’ensemble de ses sites de production de plastiques dans le monde, visant à éliminer toute perte de granulés plastiques lors de leur manipulation (zero pellet loss). CleanSweep® est un programme international conçu pour éviter la perte de granulés plastiques lors de leur manipulation par les différents acteurs de la filière plastique et leur dissémination dans l’environnement aquatique.

À fin 2018, ce programme a été déployé sur l’ensemble des sites polymères du Raffinage-Chimie.

Par ailleurs, le Groupe est également engagé pour le développement de solutions permettant d’éliminer les déchets plastiques dans l’environnement, en particulier dans les océans, au sein de l’Alliance to End Plastic Waste dont Total est l’un des membres fondateurs.

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