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Climat

ENJEUX LIÉS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

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L’ambition de Total est de devenir la major de l’énergie responsable. Le Groupe est engagé à contribuer aux Objectifs de Développement Durable définis par les Nations Unies, plus particulièrement sur les thèmes liés au changement climatique et au développement d’une énergie plus abordable, plus disponible et plus propre pour le plus grand nombre.

Dans ce contexte, en matière de changement climatique, le Groupe a identifié comme principaux enjeux :
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de ses activités oil & gas opérées, y compris les émissions de méthane ;
  • mettre en œuvre une stratégie qui permette de réduire l’intensité carbone des produits énergétiques utilisés par ses clients ;
  • détecter et soutenir les technologies et initiatives permettant de répondre aux enjeux du changement climatique.

GOUVERNANCE

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Pour contribuer à apporter des réponses concrètes au défi du changement climatique, Total s’appuie sur une organisation et une gouvernance structurée. Le Groupe a mis en place quatre axes stratégiques qui intègrent les enjeux liés au changement climatique.

En support des organes de gouvernance du Groupe, la direction Stratégie et Climat structure la démarche en matière de climat et accompagne des directions stratégiques et opérationnelles des secteurs d’activité du Groupe. Le suivi des indicateurs permet de mesurer les progrès accomplis et d’adapter l’action du Groupe.

Supervision par le Conseil d’administration

Le Conseil d’administration de Total veille à ce que les enjeux climatiques soient pris en compte dans la stratégie du Groupe et examine les risques et opportunités liés au changement climatique lors de la revue des perspectives stratégiques des secteurs d’activité du Groupe qui a lieu chaque année. Le Conseil d’administration examine les objectifs de réduction des émissions de GES du Groupe et revoit les performances annuellement.

Dans le cadre de ses travaux, le Conseil d’administration s’appuie sur son Comité Stratégie & RSE dont le règlement intérieur a été modifié en septembre 2017 puis en juillet 2018 pour élargir ses missions au champ de la RSE et à la prise en compte de l’enjeu Climat dans la stratégie du Groupe.

Conscient de l’importance des enjeux climatiques, le Conseil d’administration a décidé, en 2019, de faire évoluer les critères de détermination de la part variable de la rémunération du Président-directeur général au titre de l’exercice 2019 notamment en intégrant un critère quantifiable relatif à l’évolution des émissions de GES (Scopes 1 & 2) sur les installations oil & gas opérées (se reporter au point 4.3.2 du chapitre 4 du Document d’enregistrement universel 2019). Ce critère complète ceux introduits dès 2016 pour mieux prendre en compte l’atteinte des objectifs de responsabilité sociétale d’entreprise (corporate social responsibility – CSR) et HSE du Groupe. La performance CSR est évaluée à travers la prise en compte du climat dans la stratégie du Groupe, la réputation du Groupe dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises ainsi que la politique de diversité dans toutes ses dimensions.

Rôle du management

Le Président-directeur général de Total, conformément aux orientations stratégiques long terme fixées par le Conseil d’administration, met en œuvre la stratégie du Groupe en veillant à ce que les enjeux du climat soient pris en compte. Il s’appuie sur le directeur général Strategy-Innovation Groupe, membre du Comité exécutif, à qui rapportent le directeur Stratégie & Climat et son directeur Climat. Le directeur Climat anime le Comité de pilotage Climat-énergie qui comprend principalement des représentants des directions Stratégie et HSE au sein des différents secteurs d’activité. La mission de ce Comité est de structurer la démarche du Groupe en matière de climat et en particulier de :

  • proposer des objectifs de réduction des émissions de GES sur les installations opérées oil & gas du Groupe ;
  • proposer une stratégie qui permette de réduire l'intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients du Groupe ;
  • suivre les évolutions des marchés de CO2 existants ou en construction ;
  • impulser des initiatives notamment avec des partenaires industriels sur de nouvelles technologies pour permettre la réduction des émissions de CO2 (efficacité énergétique, captage et stockage du CO2, par exemple).

STRATÉGIE

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Identification des risques et opportunités liés au changement climatique

méthanier

Les risques et opportunités associés aux enjeux du changement climatique sont analysés suivant différents horizons de temps : court terme (à deux ans), moyen terme (jusqu’en 2030) et long terme (au-delà de 2030).

L’identification et l’impact des risques associés au changement climatique font partie intégrante des processus globaux de gestion des risques de Total. Ils recouvrent notamment les risques de transition liés par exemple aux évolutions réglementaires comme la mise en place de taxes carbone, et les risques physiques liés aux effets du changement climatique. L’impact de ces risques est analysé pour les actifs du Groupe et pour les projets d’investissement (se reporter au point 3.1.2 du chapitre 3 du Document d’enregistrement universel 2019).

Le changement climatique peut également présenter des opportunités pour Total. Dans les prochaines décennies, la demande en électricité est appelée à croître plus vite que la demande globale en énergie ; la contribution des renouvelables et du gaz pour la génération électrique est donc indispensable dans la lutte contre le changement climatique. L’électricité ne suffira pas à répondre à tous les besoins, notamment ceux liés au transport. Le gaz et les biocarburants durables seront des alternatives intéressantes et crédibles aux carburants classiques et le Groupe souhaite les développer.

Des opportunités existent également dans l’accompagnement des clients en matière d’efficacité énergétique, tendance accélérée avec le digital. Total souhaite être innovant pour leur apporter de nouvelles offres de produits et de services qui permettront de les accompagner dans leurs choix énergétiques et dans leurs usages. Promouvoir des solutions hybrides combinant hydrocarbures et énergies renouvelables relève de cette logique, de même que proposer des services d’optimisation de l’énergie pour des sites industriels. Le Groupe a pour ambition de développer cette approche pour l’industrie mais aussi pour la mobilité.

Par ailleurs, les écosystèmes, en particulier les forêts, stockent naturellement le carbone. De fait, leur préservation et la restauration de leur rôle de puits de carbone sont un enjeu crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique. Total souhaite ainsi développer ses activités dans les puits naturels de carbone.

Enfin, un certain nombre de secteurs, notamment l’industrie cimentière et le secteur de l’acier, pourraient avoir des difficultés à réduire leurs émissions de GES. Ils auront donc besoin des technologies de captage, stockage et valorisation de CO2 (CCUS). Le Groupe entend ainsi accélérer le développement du CCUS.

Impact des risques et opportunités liés au changement climatique

 

L’enjeu du climat est au cœur de la vision stratégique de l’entreprise. Total se positionne sur des marchés bas carbone en forte croissance et entend proposer à ses clients un mix énergétique dont l’intensité carbone a vocation à diminuer progressivement. Pour accompagner cette évolution, Total a mis en place un indicateur de l’intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients. Cet indicateur est détaillé plus bas (Objectifs et indicateurs pour mesurer les risques et opportunités liés au changement climatique).

Total s’appuie sur les quatre axes de sa stratégie pour structurer sa démarche.

 

1) CROÎTRE DANS LES CHAÎNES DE VALEUR DU GAZ (GAZ NATUREL, BIOGAZ ET HYDROGÈNE)

Pour répondre de manière responsable à la forte progression des besoins en électricité, Total poursuit son développement dans le secteur du gaz, deux fois moins émissif en CO2 dans la génération électrique que le charbon(1). Le gaz constitue également un complément indispensable pour faire face à l’intermittence des renouvelables mais aussi à la saisonnalité de la demande. Le développement du gaz naturel ira de pair avec une incorporation dans le réseau d’infrastructures existant d’une part croissante de gaz vert, comme du biogaz ou de l’hydrogène, afin de diminuer les émissions.

Le Groupe a poursuivi ses efforts de développement sur l’ensemble de la chaîne gazière, de la production au client final. Dans l’Amont, Total a finalisé différentes acquisitions comme celles des actifs GNL d’Engie et d’Anadarko au Mozambique, et a démarré d’importants projets GNL comme Ichthys en Australie et Cameron aux États-Unis. Le Groupe a par ailleurs, procédé ou bénéficié du lancement de développements majeurs comme le projet Arctic LNG 2 (se reporter au point 2.3 du chapitre 2 du Document d’enregistrement universel). Total est n°2 mondial(2) sur ce marché avec un volume vendu de plus de 34 Mt en 2019.

Dans la distribution, Total s’est engagé dans le gaz carburant pour les transports en prenant en 2018 une participation de 25% dans Clean Energy Fuels Corp.(3), l’un des leaders de la distribution de gaz carburant pour poids lourds aux États-Unis ou en signant un contrat avec CMA-CGM, premier armateur à équiper ses porte-conteneurs transcontinentaux de moteurs fonctionnant au GNL. En 2018, le Groupe a également signé un partenariat avec le groupe Adani, le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie et des infrastructures gaz, en vue de contribuer au développement du marché du gaz naturel. Ce partenariat, qui a été étendu en 2019, illustre la volonté du Groupe d’accompagner les pays qui produisent l’essentiel de leur énergie électrique à partir du charbon dans la diversification de leur mix énergétique.

La promotion du gaz dans le mix énergétique doit cependant s’accompagner d’une attention forte portée à la maîtrise des émissions de méthane. Afin de conserver l’avantage que le gaz procure en termes d’émission de GES par rapport au charbon pour la génération d’électricité, il est nécessaire de limiter strictement les émissions de méthane associées à la production et au transport du gaz. En 2019, les émissions de méthane des installations opérées par le Groupe dans le cadre de ses activités hydrocarbures Amont sont de l’ordre de 0,20% du gaz commercial produit(4). L’objectif du Groupe est de réduire cette intensité en dessous de 0,20%.

Le Groupe est membre depuis 2014 du Oil & Gas Methane Patnership, un partenariat entre gouvernements et industriels sur l’amélioration des moyens de mesures et de contrôle des émissions de méthane mis en place par la Coalition pour le Climat et l’Air Pur et promu par l’ONU Environnement et l’organisation non gouvernementale Environmental Defense Fund. Le Groupe a également lancé plusieurs initiatives via l’Oil & Gas Climate Initiative et a signé les Principes directeurs sur la réduction des émissions de méthane sur la chaîne de valeur du gaz(5).

(1) Source : Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services ; Life cycle assessment of greenhouse gas emissions associated with natural gas and coal in different geographical contexts, octobre 2016 , et «Review of Life Cycle Analysis of gas and coal supply and power generation from GHG and Air Quality Perspective” Imperial College London, 2017.
(2) Données Sociétés.
(3) Société cotée au NASDAQ, participation de
 24,84% au 31 décembre 2019.
(4)
Voir méthodologie de calcul de l’intensité méthane de l’OGCI
(5) « Guiding Principles on Reducing Methane Emissions across the Natural Gas Value Chain
 ».

 

2) DÉVELOPPER DES ACTIVITÉS RENTABLES DANS ÉLECTRICITÉ BAS CARBONE

Total se développe sur la partie non régulée de la chaîne de valeur de l’électricité bas carbone (c’est-à-dire hors transport d’électricité), depuis la génération électrique – sur bases renouvelables ou gaz – jusqu’à la vente au client final en passant par le stockage d’électricité (batteries, hydrogène). La demande en électricité devrait croître fortement dans les décennies à venir, Total prévoit d’y investir 1,5 à 2 milliards de dollars par an. Le Groupe a effectué en 2018 des acquisitions stratégiques comme celle de Direct Énergie et de sa filiale Quadran renommée respectivement Total Direct Énergie et Total Quadran, et renforce ainsi sa présence dans les énergies renouvelables (l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité et le biogaz).

Total a acquis en 2018 quatre centrales à cycle combiné au gaz naturel en France, d’une capacité globale de 1,6 GW. Se reporter au point 2.3 du chapitre 2 Document d’enregistrement universel 2019 pour plus de détails sur ces acquisitions.

Le Groupe a pour ambition de détenir une capacité brute de production d’électricité renouvelable en opération supérieure à 25 GW d’ici 2025, dont 10 GW en Europe. En 2019, cette capacité s’élève à environ 3 GW bruts.

Dans la distribution, après l’acquisition en 2018 du spécialiste français de solutions de recharge intelligente, G2Mobility, renommée Total EV Charge, le Groupe a diversifié son offre dédiée à la mobilité électrique. L’ambition de Total est d’opérer, à horizon 2025, 150 000 points de charge sur des parkings privés ou publics en Europe. Total a également lancé une gamme de fluides pour les véhicules électriques et hybrides.

En tant que fournisseur d’électricité, le Groupe a pour ambition de servir de l’électricité à près de 8 millions de clients d’ici 2025.

 

3) RENONCER AU PÉTROLE CHER, RÉDUIRE LES ÉMISSIONS DES INSTALLATIONS ET PROMOUVOIR LES BIOCARBURANTS DURABLES

Le Groupe anticipe à long terme une stagnation voire une baisse de la demande de pétrole et se concentre donc sur les actifs pétroliers à point mort bas.

Par ailleurs, Total se mobilise pour réduire les émissions de CO2 de ses installations opérées, une task-force dédiée regroupant les diverses compétences du Groupe a ainsi été mise en place en 2019. Le Groupe s’est fixé un objectif de réduction des émissions de GES des installations oil & gas opérées de 46 Mt CO2e à moins de 40 Mt CO2e entre 2015 et 2025.

L’amélioration de l’efficacité énergétique des installations est un élément essentiel de cette démarche. Le Groupe s’est fixé comme objectif d’améliorer son efficacité énergétique de 1% par an en moyenne sur la période 2010-2020, dans un contexte d’exploitation toujours plus complexe. Cet indicateur est détaillé plus bas (Objectifs et indicateurs pour mesurer les risques et opportunités liés au changement climatique). Total a également recours à des architectures et équipements adaptés et introduit des innovations technologiques. Par exemple, sur les barges de production en mer, les plateformes offshore et les installations à terre, des systèmes de récupération de chaleur en sortie des turbines à gaz ont été mis en place, évitant ainsi le recours à des fours ou chaudières.

Enfin, l’incorporation des biocarburants peut contribuer à la réduction des émissions de CO2 liées aux transports routiers et aériens. Selon les normes européennes et sur l’ensemble de leur cycle de vie, ils réduisent d’au moins 50% les émissions en CO2 équivalent par rapport à leurs équivalents fossiles. Total, pionnier dans les biocarburants depuis plus de 20 ans, est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs en Europe avec 2,5 Mt de biocarburants durables(6) incorporés en 2019. Au niveau mondial, le Groupe a contribué à l’incorporation de 3,6 Mt de biocarburants durables. Par ailleurs, Total a produit 0,24 Mt de biocarburants durables dans ses raffineries en 2019. Avec le démarrage de l’usine de La Mède en 2019 dont la capacité annuelle de production d’huile végétale hydrotraitée (HVO) est de 0,5 Mt, le Groupe prend une part de marché de plus de 10% en Europe dans la production d’HVO. Les huiles traitée à la Mède sont certifiées durables(7) selon les critères exigés par l’Union Européenne. Total a également mis en place une organisation spécifique qui complète cette certification : sélection d’un nombre limité de partenaires responsables, obligation d’adhérer à RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil(8)), signature par ces fournisseurs des Principes fondamentaux dans les achats du Groupe (se reporter à la section « Sous-traitance et fournisseurs ») et dispositif spécifique de contrôle renforcé de la durabilité et du respect des droits humains.

Depuis plus de 10 ans, les équipes R&D de Total développent des technologies permettant d’élargir la palette des ressources utilisables tout en veillant à préserver leur durabilité. Le consortium BioTFuel travaille par exemple à la valorisation de la lignocellulose (déchets végétaux).

(6) Volume physique de biocarburants ramenés en équivalent éthanol et esters selon les règles définies dans la directive européenne RED, excluant les volumes vendus par le Trading à des tiers.
(7) La durabilité des huiles traitées par la bioraffinerie de La Mède est garantie par un certificat de durabilité de type ISCC (International Sustainability & Carbon Certification) reconnu par l’Union Européenne.
(8)
Initiative internationale.

 

4) DÉVELOPPER DES ACTIVITÉS CONTRIBUANT À LA NEUTRALITÉ CARBONE

La préservation et la restauration des puits naturels de carbone (forêts, zones humides, etc.) ainsi que la séquestration du carbone (CCUS) sont des éléments clés pour atteindre la neutralité carbone dans la deuxième partie du 21ème siècle.

Total développe une nouvelle activité fondée sur la préservation et la restauration de la capacité des écosystèmes dans leur rôle de puits de carbone. Cette activité est portée par une business unit créée en 2019 dédiée à des investissements dans les puits de carbone naturels, composée d’experts en environnement et en agronomie, avec un budget d’investissement de 100 millions de dollars par an à partir de 2020 et un objectif de capacité de stockage durable de 5 MtCO2 par an en 2030. Par ailleurs, des actions de préservation et de restauration de la forêt sont actuellement menées la Fondation d’entreprise Total dans le cadre du programme Total Foundation (se reporter à la section Création de valeur pour les territoires»).

Par ailleurs, le CCUS sera essentiel pour de nombreuses industries, en particulier pour celles qui génèrent des émissions massives de CO2 de par la nature même de leurs activités (ciment, acier, etc.). Total mobilise d’importantes ressources dans ce domaine en y consacrant jusqu’à 10 % de son budget R&D. Plusieurs projets ont représenté des avancées significatives parmi lesquels le projet Northern Lights (Norvège) auquel le Groupe participe aux côtés d’Equinor et de Shell mais aussi le projet Net Zero Teesside (Royaume-Uni), dont Total est partenaire aux côtés du fonds d’investissement de l’OGCI et de plusieurs entreprises du secteur(9).

Total renforce également son programme R&D au travers de partenariats signés en 2019 avec le National Carbon Capture Center aux États-Unis et l’IFPEN en France. Le Groupe a également lancé une étude de développement pour un grand projet de pilote industriel à Dunkerque, un projet de production de méthanol à partir de CO2 et d’hydrogène en Allemagne avec la start-up Sunfire, ainsi qu’une étude de faisabilité d’un dispositif industriel de captage et de valorisation du CO2 issu de la cimenterie LafargeHolcim aux États-Unis(10).

Total offre aussi à ses clients un service de conseil en efficacité énergétique afin qu’ils puissent optimiser leur propre consommation d’énergie et réduire leurs émissions de GES. L’acquisition de GreenFlex s’inscrit dans cette dynamique. Grâce à ses métiers de conseil (stratégique et opérationnel), d’intelligence des données (plateformes digitales) et de financement, GreenFlex aide les entreprises et les territoires à améliorer leur performance énergétique et environnementale. Les domaines d’expertises sont variés et portent par exemple sur l’amélioration et le pilotage de la performance énergétique de bâtiments, d’équipements, d’utilités ou de procédé, la mobilité durable, la flexibilité de consommation électrique, les énergies renouvelables ou les bâtiments à énergie positive. Plus de 700 entreprises ont déjà été accompagnées depuis 2009.

(9) BP, ENI, Equinor, Occidental Petroleum et Shell.
(10) Svante Inc., LafargeHolcim, Oxy Low Carbon Ventures LLC et Total.

Les initiatives du secteur et le cadre international

Total est également engagé dans diverses initiatives internationales sur les principaux enjeux liés au climat. En effet, la lutte contre le changement climatique demande une coopération entre tous les acteurs, publics ou privés. 

Ainsi, Total a rejoint, en 2014, l’appel du Pacte Mondial des Nations Unies qui invite les entreprises à considérer en interne un prix du CO2 et à soutenir publiquement l’importance d’un tel prix via des mécanismes de régulation adaptés aux contextes locaux. Total prône en particulier l’émergence d’un accord international qui soit équilibré, progressif et n’induise pas de distorsion de concurrence entre industries ou régions du monde. Donner de la visibilité quant à la contrainte future sur les émissions de GES est important pour l’évolution du mix énergétique. De la sorte, Total encourage la fixation de prix au niveau mondial pour chaque tonne de carbone émise, tout en veillant au traitement équitable des « secteurs exposés aux fuites de carbone » (tels que définis par l’UE). Total travaille par ailleurs conjointement avec la Banque Mondiale au sein de la Carbon Pricing Leadership Coalition (CPLC). En juin 2017, Total a rejoint, comme membre fondateur, le Climate Leadership Council, une initiative qui prône l’instauration d’un « Dividende Carbone », avec un mécanisme pour redistribuer un dividende à l’ensemble de la population.

Total a activement contribué en 2014 à lancer et développer l’Oil & Gas Climate Initiative (OGCI), un partenariat global au sein du secteur. Cette initiative regroupe, fin 2019, 13 grands acteurs nationaux et internationaux de l’énergie. Elle a pour but de développer des solutions pour un avenir bas carbone durable. Le fonds OGCI Climate Investments, lancé en 2017 et doté de plus d’un milliard de dollars sur 10 ans, finance des technologies limitant significativement les émissions. Quelques exemples d’investissements : un projet de captage et de séquestration de CO2 industriel à grande échelle (Net Zero Teesside Project) ; des services de surveillance des émissions de méthane par satellite (GHGSat), par avion (Kairos Aerospace) ou par drone (SeekOps Inc.) ; et une technologie incorporant le CO2 comme matière première dans la fabrication des polyols, utilisés dans les polyuréthanes qui sont des matières plastiques aux multiples applications (Econic Technologies).

Le Groupe est également engagé dans d’autres initiatives internationales impliquant secteurs privé et public (liste non exhaustive) :

  • pour l’établissement d’une tarification du carbone au sein de Caring for Climate du Pacte Mondial des Nations Unies ou de l’appel Paying for Carbon ;
  • pour l’arrêt du brûlage de routine des gaz associés à la production d’huile au sein de l’Initiative Zero Routine Flaring by 2030 de la Banque Mondiale ;
  • pour une transparence renforcée, en prenant en compte les recommandations du Conseil de stabilité financière du G20 sur le climat, et de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) ;
  • pour le développement de nouvelles entreprises de pointe en matière d’énergie, depuis 2017 au sein de la Breakthrough Energy Coalition (BEC), un groupement d’investisseurs créé par Bill Gates en 2015, et depuis 2016 au sein du fonds Breakthrough Energy Ventures, créé en 2016 par la BEC et doté d’un milliard de dollars.

La liste des associations professionnelles dont Total est membre et la charte éthique de lobbying qui encadre cette participation sont publiées sur le site total.com. Le Groupe coopère avec ces associations sur des sujets le plus souvent techniques ou scientifiques, mais certaines sont parfois amenées à prendre des positions publiques sur le changement climatique. En 2019, Total a évalué les 30 principales associations professionnelles dont il est membre, afin de s’assurer de leur alignement avec les positions du Groupe sur le climat. Cet alignement a été revu selon six points clés : la position scientifique, l’Accord de Paris, la tarification du carbone, le rôle du gaz naturel, le développement des énergies renouvelables et le développement du CCUS. À l’issue de cette revue, Total a décidé de ne pas renouveler son adhésion à l’American Fuel & Petrochemical Manufacturers. Pour trois autres associations (l’American Chemistry Council, l’American Petroleum Institute et la Canadian Association of Petroleum Producers), identifiées comme partiellement alignées, Total maintient son adhésion en vue de faire évoluer leurs positions de l’intérieur, mais se tient prêt à reconsidérer sa participation en cas de désaccord persistant.

Enfin, Total est un acteur actif dans le débat sur les enjeux du climat, notamment grâce à des partenariats de long terme noués avec des chaires universitaires telles que la chaire Économie du climat de Paris-Dauphine, le programme de recherche sur le changement climatique du Massachusetts Institute of Technology (MIT)(11) ou la Toulouse School of Economics. Total réalise également des formations ou des interventions au sein de plusieurs universités, participant ainsi au débat.

(11)The Joint Program on the Science and Policy of Global Change.

Résilience de la stratégie de l’organisation

Afin de s’assurer de la viabilité de ses projets et de sa stratégie long terme au regard des enjeux du changement climatique, le Groupe a intégré, dans les évaluations économiques de ses investissements soumises au Comité exécutif, un prix long terme du CO2 de 30 à 40$/t (selon le prix du brut), ou le prix du CO2 en vigueur dans un pays donné s’il est plus élevé. Depuis le 1er janvier 2020, le Groupe prend en compte dans les évaluations économiques de ses investissements soumises au Comité exécutif, un prix du CO2 de 40$/t avec une sensibilité à 100$/t à compter de 2030, indépendamment des scénarios de prix du Brent.

Les réglementations visant à limiter progressivement l’utilisation des énergies fossiles pourraient, selon les seuils d’émissions de GES et les horizons de temps fixés, affecter négativement et significativement le développement des projets, tout comme la valeur économique de certains actifs du Groupe.

Le Groupe réalise des tests de sensibilité pour évaluer la résistance de son portefeuille d’actifs à une augmentation du prix de la tonne de CO2.

En 2019, ces tests montrent qu’un prix long terme du CO2 de 40$/t(12) appliqué partout dans le monde aurait un impact négatif de l’ordre de 5% sur la valeur actualisée de l’ensemble des actifs (amont et aval) du Groupe. Par ailleurs, la durée moyenne des réserves prouvées et probables du Groupe est d’environ 20 ans et la valeur actualisée des réserves prouvées et probables au-delà de ces 20 années est de l’ordre de 10% de la valeur actualisée des actifs amont du Groupe.

D’autre part, le niveau limité de dépréciations exceptionnelles d’actifs en 2019 témoigne de la résilience du portefeuille dans une trajectoire de prix à long terme inscrite dans le scénario SDS de l’Agence internationale de l’énergie.

Dans le cadre de la préparation annuelle de son plan long terme, Total réalise des projections long-terme de demande énergétique (pétrole, gaz et électricité). Le Groupe a présenté en février 2019 ces projections (Total Energy Outlook), disponibles sur total.com.

(12) 40 $/t à compter de 2021 sur l’ensemble des pays, ou le prix en vigueur dans un pays donné s’il est supérieur à 40 $/t.

 

GESTION DES RISQUES

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ODD16

Processus d’identification et d’évaluation des risques associés au changement climatique

contrôle

Les risques associés aux enjeux climatiques font partie des risques majeurs identifiés et analysés par le Group Risk Management Committee. Ce dernier s’appuie sur les travaux de cartographie des risques.

Par ailleurs, le Comité risques (CORISK) évalue préalablement à la présentation au COMEX des projets d’investissement, les risques et les enjeux climatiques associés (brûlage, émissions de GES, sensibilité au prix du CO2).

Processus de gestion des risques associés au changement climatique

Dans son processus décisionnel, les risques et les enjeux climatiques associés sont évalués préalablement à la présentation des projets au Comité exécutif. Si le niveau de risque le requiert, ils font l’objet de mesures d’atténuation. Total, conformément à la charte Sécurité Santé Environnement Qualité, veille en particulier à maîtriser ses consommations énergétiques et développe des procédés visant à améliorer ses performances énergétiques et celles de ses clients.

Le Groupe veille également à évaluer la vulnérabilité de ses installations aux aléas climatiques, afin que leurs conséquences n’affectent ni l’intégrité des installations, ni la sécurité des personnes. De façon plus générale, les aléas naturels (aléas climatiques mais aussi sismiques, tsunami, tenue des sols, etc.) sont pris en compte dans la conception des installations industrielles qui sont dimensionnées pour résister à des conditions normales et extrêmes. Le Groupe procède à l’évaluation systématique des conséquences éventuelles du changement climatique sur ses projets. Les analyses incluent une revue par type d’aléa (niveau de la mer, tempêtes, température, permafrost, etc.) et prennent en compte la durée de vie des projets et leur capacité à s’adapter progressivement. Les études internes conduites n’ont pas identifié d’installations qui ne résistent pas aux conséquences du changement climatique connues à ce jour.

Intégration des risques climatiques dans la gestion globale des risques

Les risques associés aux enjeux climatiques sont intégrés aux processus globaux de gestion des risques de Total.

Le Comité d’audit participe à la revue annuelle des résultats du reporting climatique et environnemental. Ces résultats sont par ailleurs audités par un organisme tiers indépendant.

 

OBJECTIFS ET INDICATEURS POUR MESURER LES RISQUES ET OPPORTUNITÉS LIÉS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

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Total a fixé des objectifs et a mis en place un ensemble d’indicateurs pour piloter sa performance.

 

Le Groupe se fixe comme ambition de réduire l’intensité carbone des produits énergétiques utilisés par ses clients de 15 % entre 2015, date de l’accord de Paris, et 2030 et de 35% à l’horizon 2040. Cette intensité carbone a déjà été réduite de 75 g CO2e/kBtu en 2015 à 70 g CO2e/kBtu en 2019, soit une baisse de 6%. Cette réduction a été atteinte grâce notamment à la multiplication par 3 des ventes de GNL (de 10 à 34 Mt) et par près de 8 des ventes d’électricité (de 6 à 46 TWh) ; sur la même période, des investissements de plus de 20 milliards de dollars ont accompagné ces efforts.

 

Indicateurs liés au changement climatique (a)

    2019 2018 2017 2016 2015
SCOPE 1 - Émissions directes de gaz à effet de serre (périmètre opéré) Mt CO2e 41 40 38 41 42

Décomposition

    Activités hydrocarbures Amont

 

Mt CO2e

 

18

 

18

 

17

 

19

 

19

    Raffinage-Chimie Mt CO2e 20 21 21 22 22
    Marketing & Service Mt CO2e < 1 < 1 < 1 < 1 < 1
    Integrated Gas, Renewables & Power (excluant les activités gaz de l'amont) Mt CO2e  3 2 0 0 -
SCOPE 1 - Émissions directes de gaz à effet de serre en part patrimoniale Mt CO2e 55 54 50 51 50
SCOPE 2 - Émissions indirectes liées à la consommation d'énergie des sites opérés Mt CO2e 4 4 4 4 4
Émissions de GES (Scopes 1 & 2) sur les installations oil & gas opérées Mt CO2e 41,5 42 41 45 46
SCOPE 3(b) - Autres émissions indirectes - Utilisation par les clients des produits vendus pour usage final Mt CO2e 410 400 400 420 410
Consommation nette d'énergie primaire (périmètre opéré) TWh 160 143(c) 142 150 153
Indicateur Groupe d'efficacité énergétique (GEEI) Base 100 en 2010 88,0 88,4 85,7 91,0 90,8
Volume quotidien de l'ensemble du gaz brûlé à la torche (activités hydrocarbures Amont, périmètre opéré) (inclus brûlage de sécurité, de routine et de non-routine) Mm3/j 5,7 6,5 5,4 7,1 7,2
Dont brûlage de routine Mm3/j 0,9 1,1 1,0 1,7(d) 2,3(e)
Intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients du Groupe g CO2e/kBtu 70 71 73 74 75(f)

 

(a) Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting » pour le périmètre de reporting.
(b) Le Groupe suit généralement les méthodologies sectorielles pour l’industrie pétrolière publiées par l’IPIECA, et qui sont conformes aux méthodologies du GHG Protocol. Dans ce document, seul le poste 11 du scope 3 (utilisation des produits vendus), qui est le plus significatif, est rapporté. Les émissions de ce poste sont calculées à partir des ventes de produits finis dont l’étape suivante est l’usage final, c’est-à-dire leur combustion pour obtenir de l’énergie. À ces ventes est appliqué un facteur d’émissions stoechiométrique (oxydation des molécules en dioxyde de carbone) pour obtenir une quantité d’émission.
(c) Hors consommation d’énergie primaire des centrales thermiques à gaz de Direct Énergie.
(d) Volume estimé à fin 2016 sur la base de la nouvelle définition du brûlage de routine publié en juin 2016 par le groupe de travail du programme Global Gas Flaring Reduction.
(e) Volumes estimés selon les données historiques.
(f) Indicateur élaboré en 2018 qui prend pour année de référence 2015.

Ces données, ainsi que les risques associés, sont également rapportés annuellement au CDP(13) ; la réponse de Total au questionnaire du CDP Climate Change est publiée en ligne sur ce site. Pour son reporting 2019 portant sur la période 2018, le Groupe a obtenu la note A-.

(13) Le CDP est un organisme à but non lucratif qui propose un reporting environnemental pour les investisseurs, les entreprises, les villes, les États et les régions.

Brûlage

Le Groupe s’est inscrit de longue date dans la réduction du brûlage de routine et conçoit ses nouveaux projets sans y recourir. Total s’est par ailleurs engagé à éliminer totalement le brûlage de routine de ses installations opérées d’ici à 2030. Un objectif de réduction de 80% par rapport à 2010 a été défini pour 2020, c’est-à-dire une moyenne de 1,5 Mm³/j. Cet objectif est atteint depuis 2017.

En outre, Total, via le programme Global Gas Flaring Reduction, travaille depuis plus de 10 ans aux côtés de la Banque mondiale afin d’aider pays producteurs et industriels dans la maîtrise du brûlage des gaz associés à la production d’huile.

Une meilleure fiabilité des compresseurs et la réduction des périodes de démarrage, en Afrique, ont conduit à une réduction du brûlage de gaz en 2019.

Efficacité énergétique

L’un des objectifs de performance du Groupe est de mieux maîtriser ses consommations d’énergie. Depuis début 2013, une directive Groupe formalise les exigences à mettre en œuvre dans les sites opérés consommant plus de 50 000 tep/an d’énergie primaire (environ 40 sites). Fin 2019, tous les sites concernés sont conformes ou ont engagé les actions nécessaires à la mise en conformité avec cette directive. L’objectif est que 100% des sites opérés consommant plus de 50 000 tep/an aient, d’ici fin 2020, un système de management de l’énergie auditable, en suivant par exemple la norme ISO 50001 sur le management de l’énergie(14). Un certain nombre de sites consommant moins de 50 000 tep/an ont, de manière volontaire, fait les démarches pour recevoir la certification ISO 50001.

L’efficacité énergétique est un facteur clé d’amélioration des performances économiques, environnementales et industrielles. Début 2013, le Groupe s’est doté d’un indice d’efficacité énergétique GEEI (Group Energy Efficiency Index) afin d’évaluer la performance du Groupe dans ce domaine. Il consiste en une combinaison de ratios d’intensités énergétiques (consommation nette d’énergie primaire rapportée au niveau d’activité) par activité.

L’objectif du Groupe sur la période 2010-2020 est d’améliorer l’efficacité énergétique des installations opérées de 1% par an en moyenne. Par construction, la valeur du GEEI est de 100 en 2010 et l’objectif est d’arriver à 90,4 en 2020. L’objectif est atteint depuis 2017.

À travers le programme Total Écosolutions, le Groupe développe des produits et services innovants dont le bilan global sur le plan environnemental est meilleur que le standard du marché. À fin 2019, 95 produits et services bénéficient du label Total Écosolutions. Les émissions de CO2e évitées sur l’ensemble du cycle de vie par l’usage des produits et services Total Écosolutions, par rapport à l’utilisation de l’offre de référence sur le marché considéré et pour un service rendu équivalent, sont évaluées annuellement à partir des volumes de ventes. 2,2 Mt CO2e ont ainsi été évitées en 2019.

(14) La norme ISO 50001 accompagne la mise en œuvre dans les entreprises d’un système de management de l’énergie qui permette un meilleur usage de l’énergie.

Émissions de GES

Le Groupe a réduit de 50% les émissions de GES (Scopes 1 & 2) générées par ses activités opérées depuis 2005. Cette réduction a été atteinte grâce notamment à la réduction du brûlage et à l’amélioration de l’efficacité énergétique sur la période.

En 2019, Total s’est fixé un objectif de réduction des émissions de GES (Scopes 1 & 2) sur les installations oil & gas opérées à un niveau inférieur à 40 Mt CO2e en 2025.

 

Indicateur d’intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients

Total souhaite appréhender dans sa globalité la question des émissions des produits énergétiques utilisés par les clients du Groupe et a ainsi décidé de rapporter l’ensemble des émissions associées à ces produits sous la forme d’une intensité carbone.

Cet indicateur mesure les émissions moyennes de GES de ces produits, sur l’ensemble de leur cycle de vie, depuis leur production jusqu’à leur utilisation finale par les clients du Groupe. Cet indicateur prend en compte :

  • au numérateur :
    • les émissions liées à la production et à la transformation des produits énergétiques utilisés par les clients sur la base des taux moyens d’émissions du Groupe ;
    • les émissions liées à l’utilisation des produits énergétiques par les clients. Aux ventes sont appliqués des facteurs d’émission stoechiométriques(15) par produit pour obtenir une quantité d’émission. Les produits à usage non combustibles (bitumes, lubrifiants, plastiques, etc.) ne sont pas pris en compte ;
    • les émissions négatives stockées grâce au CCUS et aux puits de carbone naturels ;
  • au dénominateur : la quantité d’énergie vendue, sachant que l’électricité est ramenée à un pied d’égalité sur une base fossile en prenant en compte des taux de charge et d’efficacité moyens.

Le Groupe se fixe comme ambition de réduire cette intensité carbone de 15% entre 2015, date de l’accord de Paris, et 2030 et de 35% à l’horizon 2040. Cette trajectoire représente une contribution responsable de Total sur la voie des objectifs fixés par l’accord de Paris, tout en lui permettant de remplir sa mission consistant à fournir au plus grand nombre une énergie plus abordable, plus disponible et plus propre.

(15) Les facteurs d’émission utilisés proviennent d’une note technique du CDP : Guidance methodology for estimation of scope 3 category 11 emissions for oil and gas companies.

 

TABLE DE CORRESPONDANCE TCFD

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ODD16

En juin 2017, la TCFD(16) du Conseil de stabilité financière du G20 a publié ses recommandations finales en matière d’informations relatives au climat à communiquer par les entreprises. Ces recommandations comprennent des précisions additionnelles pour certains secteurs comme celui de l’énergie. Total a publiquement apporté son soutien à la TCFD et à ses recommandations et les met en œuvre depuis son rapport annuel 2017.

Total a poursuivi le dialogue en participant au TCFD Oil & Gas Preparer Forum qui a publié, en juillet 2018, des bonnes pratiques en matière de divulgation des informations relatives au climat et de la mise en œuvre des recommandations de la TCFD par les quatre sociétés membres du forum(17).

En 2019, Total a également participé à la première Task Force mise en place par le Reporting Lab de l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) sur les Climate-related disclosures, dont l’objectif est l’identification des meilleures pratiques en la matière. Cette Task Force a publié le résultat de ses travaux en février 2020.

(16) Task force on Climate-related Financial Disclosures.
(17) Eni, Equinor, Shell et Total, avec le soutien du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development).

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