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Environnement

La direction HSE et les services HSE au sein des entités du Groupe veillent au respect tant des réglementations locales applicables que des exigences minimales internes. Des instances de pilotage Groupe, animées par la direction HSE, sont chargées d’une triple mission :

  • suivre les performances environnementales de Total, revues annuellement en Comité exécutif, qui font l’objet d’objectifs d’amélioration fixés sur des périodes pluriannuelles;
  • traiter, en collaboration avec les secteurs d’activité, les différentes thématiques concernant l’environnement dont ils ont la charge ;
  • promouvoir les normes internes à faire appliquer par les entités opérationnelles du Groupe en déclinaison de la charte Sécurité, Santé, Environnement et Qualité.
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Total fait certifier les systèmes de gestion de l’environnement de ses sites importants au standard ISO 14001 : 100% des 67 sites de production émettant plus de 10 kt de gaz à effet de serre (GES) par an (hors sites en démarrage ou nouvellement acquis, bénéficiant d’un délai de deux ans) sont certifiés ISO 14001. Globalement, à fin 2017, 252 sites opérés par le Groupe sont certifiés ISO 14001. En 2017, les sites de Laggan Tormore (Royaume-Uni) et d’Incahuasi (Bolivie) ont été certifiés ISO 14001. En accord avec la règle du Groupe qui prévoit un délai de deux ans après le démarrage opérationnel pour obtenir la certification, il est prévu de certifier en 2018 ou 2019 les sites de Moho Nord (République du Congo) et Barnett (USA).

Tout projet d’investissement, de cession ou d’acquisition soumis à l’approbation du Comité exécutif voit ses risques et ses impacts environnementaux évalués et revus préalablement à la décision finale.

Total veille à faire partager à l’ensemble de son personnel ses exigences en matière de respect de l’environnement. Des formations sont réalisées afin que le personnel soit doté des compétences requises. Total sensibilise également ses collaborateurs par le biais de campagnes de communication interne (revues internes, intranet, affichage, etc.) et les informe annuellement de la performance environnementale du Groupe.

Des formations sont délivrées auprès d’une population de managers, cadres supérieurs et dirigeants. Trois formations sur des thématiques HSE sont mises à disposition des entités opérationnelles :

  • HSE for Managers s’adresse aux managers seniors ou managers opérationnels ou fonctionnels, en responsabilité actuelle ou future dans l’une des entités du Groupe (cinq sessions ont eu lieu en 2017, avec 229 participants) ;
  • HSE Implementation vise les personnes dont la fonction est spécifiquement de s’occuper d’une ou de plusieurs thématiques HSE ou opérationnelles au sein d’une entité (une session a eu lieu en 2017, avec 20 participants). Cette offre complète un dispositif existant pour la même population dans les secteurs du Groupe ;
  • HSE Leadership for Group senior executives, destiné aux cadres dirigeants du Groupe et centré sur les styles de management, est dispensé depuis 2012 (deux sessions ont eu lieu en 2017, avec 30 participants). Près de 300 cadres dirigeants ont participé à ce programme depuis 2012.

Risque accidentel

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Le Groupe dispose d’organisations et de systèmes de management comportant des exigences et des attentes similaires dans toutes les entités. Total s’efforce de minimiser les impacts potentiels sur les personnes, l’environnement et les biens liés à ses activités à travers une politique de maîtrise des risques majeurs. Cette maîtrise est fondée sur une approche commune à tous les secteurs comportant, d’une part, l’identification et l’analyse des risques et, d’autre part, leur gestion.

Cette approche structurée s’applique à toutes les activités opérées du Groupe exposées à des risques majeurs. Outre les activités de forage et de transport par pipeline, le Groupe dénombre 202 sites et zones d’exploitation exposés à des risques majeurs qui correspondent :

  • à l’ensemble des activités d’exploitation, offshore ou onshore, de l’Exploration-Production ;
  • aux sites industriels classés Seveso (seuil haut et bas) et leurs équivalents en dehors de l’Union européenne (hors Exploration-Production).

En premier lieu, cette approche impose une analyse des risques des activités industrielles du Groupe sur la base de scénarios d’accidents pour lesquels la probabilité d’occurrence et la gravité des conséquences sont évaluées.

En fonction de ces paramètres, une matrice de hiérarchisation permet en second lieu de déterminer si des actions complémentaires sont à mener en sus de l’application des standards du Groupe et de la réglementation locale. Ces actions portent prioritairement sur des mesures de prévention mais également sur des mesures de mitigation.

La maîtrise des risques majeurs repose également sur :

  • la formation et la sensibilisation du personnel ;
  • un système cohérent de reporting événementiel et d’indicateurs ;
  • l’analyse systématique et structurée des événements, notamment pour en tirer des enseignements en matière de conception et d’exploitation ;
  • des plans et moyens de secours régulièrement testés.

Parmi les indicateurs de suivi, le Groupe rapporte le nombre d’événements Tier 1 et Tier 2 selon les définitions de l’API et de l’IOGP. Une réduction du nombre de pertes de confinement majeures est constatée par rapport à 2016. En plus des 103 événements Tier 1 et Tier 2 opérationnels, le Groupe a connu deux événements Tier 1 et un événement Tier 2 dus à des actes de sabotage ou de vol en 2017.

Total suit également, conformément aux usages de la profession, les déversements accidentels d'hydrocarbures liquides dont le volume unitaire est supérieur à un baril. Ceux qui dépassent un seuil de gravité prédéterminé (en termes de volume déversé, de nocivité du produit concerné ou de sensibilité de l’environnement naturel atteint) font l’objet d’une revue mensuelle et une information statistique annuelle est transmise au Comité Performance Groupe. Tout déversement est suivi d’une action de réparation visant un retour aussi rapide que possible de l’environnement à l’état initial.

Par ailleurs, le Groupe a mis en place un dispositif de gestion de crise reposant notamment sur une organisation dédiée et sur un espace de gestion de crise au siège permettant de gérer deux crises en simultané. Dans ce cadre, Total s’exerce régulièrement à la gestion de crise sur la base de scénarios de risques identifiés par les analyses.

Le Groupe s’est doté en particulier de plans et de procédures d’intervention dans l’hypothèse d’une fuite ou d’un déversement d’hydrocarbures. Pour les déversements accidentels atteignant les eaux de surface, des plans de lutte antipollution sont régulièrement revus et testés dans le cadre d’exercices. Ces plans sont propres à chaque société ou site, adaptés à leur organisation, leurs activités et leur environnement tout en restant en phase avec les recommandations Groupe.

En cas de pollution accidentelle, les sociétés du Groupe peuvent s’appuyer sur des moyens humains et matériels internes (Fast Oil Spill Team, FOST) et bénéficient également de conventions d’assistance avec les principaux organismes tiers spécialisés dans la gestion des déversements d’hydrocarbures.

Depuis 2014, des équipements de fermeture de puits en fond de mer (subsea capping) et de captage de fuite (subsea containment) sont positionnés en différents points du monde (Afrique du Sud, Brésil, Norvège, Singapour) pour disposer de solutions mobilisables rapidement en cas d’éruption de pétrole ou de gaz lors de forages en eaux profondes. Ces dispositifs sont issus des travaux d’un groupement de neuf compagnies pétrolières, dont Total fait partie, et sont gérés par l’organisme coopératif de lutte contre la pollution marine aux hydrocarbures, Oil Spill Response Ltd (OSRL). En complément, Total a conçu et développé son propre système de capping (Subsea Emergency Response System) pour stopper le plus rapidement possible une éruption potentielle survenant en cours de forage ou en cours de production. Depuis 2015, des équipements ont été successivement positionnés en Angola puis en République du Congo, couvrant ainsi potentiellement toute la région du golfe de Guinée.

Concernant les transports maritimes, une politique interne au Groupe fixe les règles de sélection des navires. Ces règles s’appuient sur les recommandations de l’OCIMF. Cette organisation gère le système de contrôle et de partage des rapports d’inspection des navires Ship Inspection Report (SIRE) Programme, et promeut les bonnes pratiques dans le transport maritime pétrolier. Total n’affrète que des navires aux meilleurs standards internationaux pour ses transports maritimes d’hydrocarbures. La flotte affrétée à temps par la direction des Transports maritimes de Total est d’environ sept ans.

De même, des règles internes fixent le processus centralisé de sélection des barges pour le transport fluvial. Il est également basé sur le protocole d’inspection de l’OCIMF (Barge Inspection Questionnaire – BIQ), partie intégrante du SIRE, ainsi qu’en Europe, sur le système European Barge Inspection Scheme.

Empreinte environnementale

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Total mène une politique active d’évitement, de réduction, de maîtrise et de mesure de l’empreinte de ses activités sur l’environnement. Dans ce cadre, les rejets de substances sont identifiés et quantifiés par milieu de rejet (eau, air, sols) de façon à mettre en oeuvre des mesures adaptées pour mieux les maîtriser.

Les activités du Groupe génèrent des rejets tels que les rejets des fumées des installations de combustion, les émissions dans l'atmosphère des différents procédés de transformation, ou encore les rejets dans les eaux résiduaires. Au-delà du respect des réglementations applicables, les sociétés du Groupe veillent à mettre en œuvre une politique visant à diminuer les quantités émises. Les sites sont équipés de systèmes de réduction qui incluent des mesures organisationnelles (utilisation de modèles prédictifs pour la maîtrise des pics d’émission de SO2 en fonction des données météorologiques, amélioration de la conduite des procédés de combustion, etc.) et des mesures techniques (stations de traitement des eaux résiduaires, utilisation de brûleurs de bas-NOx, dépoussiéreurs électrostatiques, etc.).

En 2010, les émissions de SO2 étaient de 99 kt et l’objectif pour 2020 est de ne pas dépasser 49,5 kt, ce qui est atteint depuis 2016. L'amélioration en 2017 est liée à l'arrêt de la raffinerie de la Mède (France).

Les risques de contamination des sols liés aux activités de Total proviennent essentiellement des déversements accidentels et des stockages de déchets

L’approche du Groupe en matière de prévention et de maîtrise de ces pollutions repose sur quatre piliers :

  • la prévention des fuites, grâce à la mise en œuvre de standards au niveau des meilleures pratiques de l’industrie, tant en ingénierie qu’en opération et dans les transports ;
  • des opérations d’entretien à une fréquence adaptée, afin de minimiser les risques de fuite ;
  • une surveillance globale du milieu, pour identifier une pollution éventuelle des sols et des eaux souterraines ;
  • la maîtrise des pollutions résultant d’activités passées, via des opérations visant à les confiner et à les réduire ou les éliminer.

Par ailleurs, une directive Groupe fixe les exigences minimales suivantes :

  • le recensement systématique pour chaque site des enjeux environnementaux et sanitaires liés à d’éventuelles contaminations des sols et des eaux souterraines ;
  • l’évaluation des contaminations des sols et des eaux souterraines, avec la prise en compte de différents facteurs (étendue de la pollution à l’intérieur ou hors des limites du site, nature et concentrations des polluants, présence d’un vecteur susceptible de permettre la migration de la pollution, usages du terrain et des eaux souterraines à l’intérieur et aux abords du site) ;
  • la gestion des enjeux sanitaires ou environnementaux identifiés en fonction de l’usage du site (actuel ou futur retenu, s’il y en a un) et selon les critères d’acceptabilité des risques recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Groupe.

Enfin, les installations du Groupe qui ne sont plus en service (usines chimiques, stations-service, bourbiers ou lagunes résultant des activités d’extraction d’hydrocarbures, friches d’unités arrêtées de raffineries, etc.) marquent le paysage et peuvent, malgré toutes les précautions mises en œuvre, avoir été sources de pollutions chroniques ou accidentelles. Total a une politique de réhabilitation de ses sites en fin d’activité dont l’objectif, en accord avec les autorités, permet le développement de nouvelles activités, une fois déterminé l’usage futur des terrains. Ces opérations de réhabilitation de sites sont mises en œuvre par des entités spécialisées du Groupe. En 2017, Total a développé et breveté une technologie de dépollution des sols, utilisant uniquement l’énergie solaire issue des panneaux photovoltaïques SunPower, mobile et pilotable à distance. Les provisions pour protection de l’environnement et restitution des sites passées par le Groupe sont détaillées dans la Note 12 de l'Annexe aux comptes consolidés.

Les nuisances résultant des activités de Total, qui peuvent être sonores, olfactives mais également issues de vibrations ou encore du trafic routier, maritime ou fluvial, font l’objet d’un suivi au niveau des principaux sites industriels du Groupe.

Des systèmes de surveillance peuvent être mis en place (mesures du niveau sonore en limite de site, réseaux de « nez » permettant d’évaluer l’origine et l’intensité des odeurs comme autour de la plateforme de Donges en France, etc.). Par ailleurs, les sites ont pour la plupart un système de recueil et de traitement des plaintes des riverains, l’objectif étant de mieux connaître ces nuisances et, autant que possible, les diminuer.

Économie circulaire

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Total a annoncé en février 2017 un programme d’actions sur la période 2017-2020 en matière d’économie circulaire qui comprend cinq engagements (achats, déchets, nouvelle gamme de polymères, solarisation des stations-service et amélioration de l’efficacité énergétique).

Vous pouvez accéder au communiqué de presse de l’AFEP ici

Une directive Groupe fixe les exigences minimales en matière de maîtrise de la gestion des déchets. Elle s’articule autour de quatre étapes fondamentales : l’identification des déchets (technique et réglementaire) ; leur stockage (protection des sols et gestion des rejets) ; leur traçabilité depuis la production jusqu’à l’élimination (bordereaux, registres, déclarations) ; et leur traitement, avec la connaissance technique et réglementaire des filières, sous la responsabilité du site.

Les sociétés du Groupe veillent en outre à maîtriser leurs productions de déchets à tous les stades de leurs activités. Cette démarche s’articule autour de quatre principes, déclinés par priorité décroissante :

1. réduire les déchets à la source, en concevant des produits et des procédés générant le moins de déchets possibles, mais également en minimisant la quantité de déchets produits par les activités du Groupe ;

2. réutiliser les produits pour un usage similaire, afin d’éviter qu’ils deviennent des déchets ;

3. recycler les déchets résiduels ;

4. revaloriser énergétiquement, autant que possible, les produits non recyclés.

Total met en place sur ses sites des programmes permettant de valoriser (tri et valorisation énergétique) la majorité des déchets du Groupe. En outre, Total attache une importance particulière à la gestion et au traitement des déchets classés dangereux. Compte tenu de leur nature, leur traitement est essentiellement effectué à l’extérieur du Groupe par des entreprises spécialisées, à hauteur de 178 kt en 2017 contre 187 kt en 2016 et 202 kt en 2015.

À titre d’illustration, en 2017, la plateforme de Normandie (France) a lancé un programme de valorisation des boues issues de la décarbonatation des eaux sous forme d’amendements calciques de sols acides. La plateforme d’Anvers (Belgique) a mis en œuvre un projet de valorisation des gaz issus du raffinage, jusqu’alors utilisés comme combustibles, en matière première pour les unités pétrochimiques.

En 2017, le secteur Raffinage-Chimie s’est aussi engagé dans le programme CleanSweep® sur l’ensemble de ses sites de production de plastiques dans le monde, visant à éliminer toute perte de granulés plastiques lors de leur manipulation (zero pellet loss). Clean Sweep® (OCS) est un programme international conçu pour éviter la perte de granulés plastiques lors de leur manipulation par les différents acteurs de la filière plastique et leur dissémination dans l’environnement aquatique.

Par ailleurs, en matière d’économie circulaire, outre son implication dans le développement de filières de recyclage d’huiles usagées et de panneaux photovoltaïques. Total a développé des procédés permettant d’incorporer jusqu’à 50% de plastiques recyclés (polyéthylène mais aussi polystyrène) dans la fabrication de plastiques. Dans ce cadre, Total a reçu en 2017 le prix des « Matériaux innovants » de Plastics Europe, pour la fabrication de flacons en polyéthylène recyclé.

Eau douce

En raison de leur nature, les activités du Groupe, principalement celles du Raffinage-Chimie et dans une moindre mesure celles des secteurs Exploration-Production et Gas, Renewables & Power, sont susceptibles d’avoir des impacts sur la ressource en eau et d’en être dépendant. Ceci particulièrement lorsque l’activité concernée est située dans un environnement hydriquement sensible.

Conscient de ces enjeux, Total s’assure de la prise en compte des ressources en eau dans ses référentiels et ses opérations :

  • dans la charte Sécurité Santé Environnement Qualité, qui spécifie que « Total veille à maîtriser son utilisation de ressources naturelles (etc.) », notamment en eau, une ressource naturelle importante ;
  • dans son approche ressource en eau, inscrite dans son référentiel environnement, qui suit les principes d’action fondamentaux suivants :
    1. identification des sites sensibles prioritaires en matière de ressource eau,
    2. gestion globale des risques et impacts sur la ressource eau dans son système de gestion environnementale,
    3. Suivi et intégration des évolutions dans ce domaine, notamment celles associées au changement climatique, par le biais de ses parties prenantes, partenariats et de sa R&D.

Afin d’identifier ses implantations concernées en priorité par la disponibilité de l’eau douce, Total procède au recensement des prélèvements et des rejets d’eau sur tous ses sites.

Total identifie les niveaux de risque de ses sites ayant un prélèvement de plus de 500 000 m3 par an et situés en zone de risque potentiel pour la ressource en eau avec l’outil Local Water Tool (LWT) de la Global Environmental Management Initiative (GEMI). Cet outil permet aussi d’orienter les actions de réduction de ces risques afin d’optimiser l’utilisation de la ressource en eau de ces sites.

Les sites opérés du Groupe sont relativement peu exposés au risque hydrique. Sur les 25 sites concernés à fin 2017, le niveau de risque en eau a été évalué pour 17 sites prioritaires du Groupe (11 du Raffinage-Chimie, 4 de l’Exploration-Production et 2 du Gas, Renewables & Power). Cette démarche d’évaluation sera étendue progressivement aux autres sites prioritaires actuels, soit 8 sites supplémentaires identifiés. En fonction de la nature des risques hydriques et de leurs impacts, un plan d’optimisation de l’utilisation de la ressource en eau ou des actions spécifiques liées à l’eau peuvent être mis en place.

En 2017, environ 80% des prélèvements en eau douce se situent dans le secteur Raffinage-Chimie. Dans les raffineries et les sites de pétrochimie, l’eau est utilisée principalement pour produire de la vapeur et assurer le refroidissement des unités. L’accroissement du recyclage et le remplacement de l’eau par l’air pour le refroidissement, comme à la raffinerie de Normandie (France) et d’Anvers (Belgique), sont les deux approches privilégiées par Total pour réduire ses prélèvements d’eau douce.

Par ailleurs, dans les activités d’Exploration-Production, la réinjection dans leur réservoir d’origine des eaux extraites en même temps que les hydrocarbures, appelées eaux de production, est l’une des techniques qui permet de maintenir la pression du réservoir. Les spécifications en vigueur dans le Groupe prévoient que cette option soit considérée en priorité, de préférence à d’autres méthodes.

Dans les sites de manufacture de panneaux photovoltaïques, l’eau est utilisée avec une exigence de pureté élevée. Ces sites ont un prélèvement d’eau douce important, c’est pourquoi ils ont été intégrés à la démarche de LWT du Groupe en 2017. Une étude sur la réutilisation de l’eau sera menée en 2018 sur un des sites.

Le programme R&D du Groupe sur la gestion de l’eau s’intéresse aux différents aspects de protection et de valorisation de la ressource en eau. À titre d’exemple, des études de réutilisation de l’eau ont été menées sur le site pétrochimique de Gonfreville dans le cadre du programme E4Water avec l’outil water re-use développé par la R&D de Total. Cet outil offre la capacité de définir une réutilisation de l’eau, articulé autour de l’analyse de cycle de vie pour dégager les meilleures valorisations tant sociétales qu’économiques ou techniques. Enfin, le développement de solutions techniques adaptées aux enjeux, comme le procédé BIOMEM récemment breveté, augmente très significativement les performances de traitements biologiques mis en oeuvre notamment sur les eaux de production.

Le Groupe collabore avec des associations professionnelles dont l’IPIECA, le CONCAWE4 et l’EpE5, mais aussi plus localement avec la GIZ6 en Ouganda sur un programme sanitaire des ressources en eau en lien avec les communautés locales. Enfin, les indicateurs du Groupe relatifs à l'eau suivent généralement le référentiel de l’IPIECA. Le principal indicateur est le prélèvement agrégé.

 

Sols

Total utilise les surfaces de sols dont il a besoin pour mener en sécurité ses opérations industrielles et n’a pas, en 2017, d’utilisation extensive de surfaces terrestres qui puisse avoir un conflit d’usage substantiel avec les divers écosystèmes naturels ou avec l’agriculture.

Pour les projets miniers de sables bitumineux à ciel ouvert, Total veille à promouvoir la prise en compte par l’opérateur des enjeux environnementaux, en particulier la réhabilitation des sols.

Total a constitué un groupe de travail pour étudier les conditions et les impacts de l’approvisionnement en huile végétale de la bioraffinerie de La Mède dont le démarrage est prévu mi-2018.

 

Matières premières

Principale matière première du Groupe, les hydrocarbures sont une matière énergétique. Les pertes de cette matière première se répartissent essentiellement en quatre catégories : le brûlage ; le gaz issu des torches froides et mis à l'évent ; les hydrocarbures rejetés en faible concentration via les effluents aqueux qui représentent 625 t en 2017 ; et les déversements d'hydrocarbures accidentels.

4 Environmental Science for the European Refining Industry.

5 Entreprises pour l’environnement.

6 Gesellschaft für industrielle Zusammenarbeit.

Protection de la biodiversité et des services écosystémiques

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En raison de leur nature, les activités du Groupe et notamment celles de l’Exploration-Production peuvent être localisées dans des environnements naturels sensibles. Les opérations de Total sont ainsi susceptibles d’avoir des impacts sur les écosystèmes et leur biodiversité.

Conscient de ces enjeux, Total s’assure de la prise en compte de la biodiversité et des écosystèmes dans ses référentiels et ses opérations :

  • dans la charte Sécurité Santé Environnement Qualité, qui spécifie que Total « veille à maîtriser (…) son utilisation de ressources naturelles et ses impacts sur la biodiversité » et les écosystèmes ;
  • dans son approche biodiversité, inscrite dans son référentiel environnement et qui suit les principes d’action fondamentaux suivants :
    1. déployer l’approche de mitigation « Éviter – Réduire – Compenser » : Total applique cette approche durant toute la durée de vie de ses projets pour minimiser les impacts de ses activités sur la biodiversité,
    2. prendre en compte la sensibilité des milieux : Total, dans la conduite du développement de ses projets, identifie et prend en compte la richesse et la sensibilité des milieux en matière de biodiversité,
    3. gérer la biodiversité : Total intègre la gestion des risques et impacts en matière de biodiversité dans ses systèmes de management environnemental et se réfère aux bonnes pratiques de l’industrie,
    4. rendre compte : Total rend compte auprès de ses parties prenantes de sa performance en lien avec la biodiversité,
    5. améliorer la connaissance de la biodiversité : Total participe à l’amélioration des connaissances de la biodiversité et des écosystèmes ainsi qu’à la maîtrise des enjeux qui y sont attachés grâce aux initiatives prises en matière de R&D avec le concours de ses partenaires locaux et internationaux, d’associations professionnelles.

Le Groupe a pris l’engagement de ne pas mener d’activités d’exploration ni d’extraction de pétrole et de gaz dans le périmètre des sites naturels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en date du 4 juin 2013. En République démocratique du Congo, Total a pris l’engagement de ne procéder à aucune activité d’exploration dans le parc national des Virunga, situé pour partie sur le bloc III du Graben Albertine. Le Groupe publie sur son site internet la liste de ses licences en zone Arctique et Total exclut toute activité d’exploration des champs pétroliers en zone de banquise arctique.

Pour le développement de tous ses projets, Total réalise une analyse de sensibilité et d’impact. Pour les sites de production opérés situés dans les zones protégées les plus sensibles correspondant aux catégories UICN I à IV et Ramsar, un plan d’action biodiversité est mis en place.

Le plan d’action biodiversité développé en 2015 en République du Congo (Djeno) est en cours de déploiement (un second plan avait été développé au Gabon sur le site d’Atora, qui a été cédé en 2017) ; d’autres plans sont planifiés à court terme, notamment en Italie (projet Tempa Rossa), ou prévus à moyen terme, comme en Ouganda (projet Tilenga), en Tanzanie (projet EACOP) et en Papouasie-Nouvelle-Guinée (projet PAPUA LNG).

Pour tenir compte de la biodiversité particulièrement sensible de certains de ses sites, et au-delà de l’application des principes généraux de la politique biodiversité du Groupe, Total s’est engagé à aligner les projets Tilenga, Papua LNG et EACOP avec les Normes de Performances de la Société Financière Internationale (SFI, Banque mondiale). Dans cette optique, Total pourra se fixer un objectif de gain net de la biodiversité pour ses éventuels impacts dans les habitats critiques de ces projets, tout en suivant l’approche « Éviter – Réduire – Compenser » à commencer par l’évitement lorsque possible. Des équipes consacrées au sociétal et à l’environnement, comportant des spécialistes de la biodiversité et des services écosystémiques, sont mises en place. Sur les projets les plus sensibles, par exemple en Ouganda, un « Comité biodiversité et des moyens de subsistance » a été mis en place avec des parties prenantes externes issues d’organisations nationales et internationales spécialisées dans la protection de la nature et les relations entre communautés et faune sauvage. Son rôle est de s’assurer que les meilleures pratiques sont correctement mises en œuvre par Total pour ses opérations de façon à faciliter l’atteinte de son objectifs de gain net en biodiversité, qui fait partie des meilleures pratiques en matière de gestion de biodiversité actuelles.

Le Groupe contribue activement au développement des bonnes pratiques de gestion de la biodiversité et des écosystèmes du secteur extractif, grâce à ses partenariats avec l’IPIECA, la Cross-Sector Biodiversity Initiative (initiative qui rassemble les banques signataires des Principes d’Équateur et les secteurs minier et pétrolier), le World Conservation Monitoring Center du Programme des Nations unies pour l’environnement (WCMC-PNUE) et d’autres groupes de travail sur la biodiversité rassemblant des parties prenantes au-delà du secteur privé, tel que le Business and Biodiversity Offset Program (BBOP) qui rassemble ONG internationales, gouvernements, universitaires, Banque mondiale, etc. En France, Total poursuit ses partenariats avec la Fondation pour la Recherche sur la biodiversité et le Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes des Pays de la Loire.