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Climat

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La stratégie du Groupe intègre les défis du changement climatique, en prenant pour référence le Scénario Développement Durable (2°) de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) compatible avec une limitation du réchauffement climatique à 2°C. Le défi de Total en la matière est de développer l’accès à une énergie abordable satisfaisant les besoins d’une population croissante tout en apportant des solutions concrètes pour contribuer à limiter les effets du changement climatique et en fournissant à ses clients un mix énergétique dont l’intensité carbone diminuera progressivement.

    Total articule son action autour des axes prioritaires suivants : 

    • développer en priorité le gaz naturel comme source d’énergie primaire en raison de sa plus faible intensité carbone parmi les énergies fossiles ;
    • compte tenu du budget carbone alloué dans un scénario 2°C, sélectionner et développer ses projets d’hydrocarbures sur la base d’un ordre de mérite économique qui intègre leur résistance à des scénarios de prix bas ;
    • développer l’offre solaire comme source d’énergie renouvelable de choix dans l’évolution du mix énergétique ainsi que la production de biocarburants à partir de biomasse ;
    • améliorer l’efficacité énergétique de ses installations, produits et services, et poursuivre les efforts de baisse des émissions directes de gaz à effet de serre (GES) ;
    • accroître l’accès à une énergie plus durable, pour le plus grand nombre, notamment au travers de solutions solaires innovantes ;
    • stimuler les initiatives du secteur pétrolier et soutenir la mise en œuvre d’un cadre international sur le climat.

     

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      Le rôle du gaz

      La part du gaz naturel dans la production d’hydrocarbures de Total est passée d’environ 35% en 2005 à près de 48% en 2017 et, notamment compte tenu de l’évolution des marchés, cette part devrait croître dans les années à venir.

      En 2016, le Groupe a acquis la société belge Lampiris qui illustre l’ambition de Total de se développer sur l’ensemble de la chaîne de valeur du gaz jusqu’au client final. En effet, Lampiris a su devenir en quelques années le numéro trois1 de la vente de gaz naturel, d’électricité verte et de services énergétiques (isolation, entretien de chaudières, bois de chauffage et pellets, thermostats intelligents, etc.) sur le marché belge et commence à se développer en France. En octobre 2017, Total a également lancé une nouvelle offre de gaz naturel et d’électricité verte pour les particuliers en France, Total Spring. Cette offre a pour ambition de toucher rapidement trois millions de clients

      En novembre 2017, le Groupe a signé un accord avec Engie portant sur un projet d’acquisition de son portefeuille d’actifs amont de gaz naturel liquéfié (GNL). Ce portefeuille comprend des participations dans des usines de liquéfaction, et notamment la participation dans le projet Cameron LNG aux États-Unis, des contrats d’achat et de vente à long terme de GNL, une flotte de méthaniers ainsi que des droits de passage dans des terminaux de regazéification en Europe. L’acquisition du business amont GNL d’Engie donne l’opportunité à Total d’accélérer le déploiement de sa stratégie intégrée sur la chaîne gazière.

      Le Groupe croit dans le rôle primordial du gaz naturel parmi les solutions aux enjeux du changement climatique. Remplacer le charbon par du gaz naturel dans les centrales électriques pourrait permettre de réduire les émissions de CO2 mondiales de 5 Gt/an, soit environ 10% des émissions mondiales2. La promotion du gaz dans le mix énergétique doit cependant s’accompagner d’une attention forte portée à la maîtrise des émissions de méthane. Afin de conserver l’avantage que le gaz procure en termes d’émissions de GES par rapport au charbon pour la génération d’électricité, il est nécessaire de limiter strictement les émissions de méthane associées à la production et au transport du gaz.

      Les émissions de méthane de Total spécifiquement associées à la production de gaz sont inférieures à 0,5% de la production opérée commercialisée de gaz du Groupe. Total fait de l’amélioration de leur mesure et de leur réduction une priorité en matière d’impact environnemental.

      À ce titre, le Groupe est membre depuis 2014 du partenariat entre gouvernements et industriels sur l’amélioration des moyens de mesures et de contrôle des émissions de méthane mis en place par la Coalition pour le Climat et l’Air Pur et promu par l’UN Environnement et l’organisation non gouvernementale Environmental Defense Fund. Le Groupe a également lancé plusieurs initiatives via l'Oil & Gas Climate Iniative et a signé les Principes directeurs sur la réduction des émissions de méthane sur la chaîne de valeur du gaz3.

      La sélection des projets

      Dans sa stratégie de croissance, Total hiérarchise ses projets en se concentrant sur des actifs à coûts de production et de transformation modérés, dans le respect des meilleurs standards en matière de sécurité et d’environnement.

      De plus, le Groupe s’assure de la viabilité de ses projets et de sa stratégie long terme au regard des enjeux du changement climatique, en incorporant dans les évaluations économiques de ses investissements soumises au Comité exécutif un prix long terme du CO2 de 30 à 40 $/t (selon le prix du brut), ou le prix du CO2 en vigueur s’il est plus élevé dans un pays donné. Ce prix est cohérent pour favoriser le gaz par rapport au charbon dans la génération électrique et pour inciter à investir dans la recherche de technologies bas carbone.

      En outre, s’agissant du charbon, le Groupe a cessé toute activité de production en 2015 et toute activité de commercialisation en 2016. En 2016, le Groupe s’est retiré du projet de construction d’une installation sur base charbon, Coal to Olefins, en Chine.

      Développement des énergies renouvelables

      Total est engagé depuis une quinzaine d’années dans le développement des énergies renouvelables.

      L’axe de développement privilégié par le Groupe est le solaire. Ces activités sont portées par le secteur Gas, Renewables & Power.

      Ce secteur est aussi positionné dans le stockage de l’énergie avec sa filiale Saft Groupe spécialisée dans les batteries de haute technologie, complément indispensable à l’essor des énergies renouvelables intermittentes.

      En parallèle, le secteur Marketing & Services a lancé en novembre 2016 un programme pour équiper d’ici cinq ans 5 000 de ses stations-service à travers le monde en panneaux photovoltaïques, dont 800 en France. Ce projet correspond à l’installation d’une puissance d’environ 200 MW, l’équivalent de l’électricité consommée par une ville de 200 000 habitants.

      Avec l’énergie solaire, la biomasse constitue le second axe de développement stratégique de Total dans les énergies renouvelables. De manière générale, représentant environ 10% de la consommation mondiale en énergie, la biomasse est aujourd’hui majoritairement utilisée pour se chauffer ou cuisiner. Elle représente la seule alternative renouvelable immédiatement substituable aux ressources fossiles pour fournir des carburants liquides pour le transport (biodiesel, bioéthanol, biokérosène), des lubrifiants et des molécules de base pour la chimie (solvants ou polymères).

      Efficacité énergétique et écoperformance

      Sur son périmètre d’activité, Total a fait de la réduction des émissions de GES une de ses priorités. Le Groupe a réduit de 30% les émissions de GES générées par ses activités opérées depuis 2010. Cette réduction passe notamment par la réduction du brûlage des gaz associés et l’amélioration de l’efficacité énergétique.

      Le Groupe s’est inscrit de longue date dans la réduction du brûlage de routine, avec l’engagement pris en 2000 de ne plus recourir au brûlage en continu des gaz associés dans la conception de ses nouveaux projets. Par ailleurs, le Groupe a accompagné la Banque mondiale dans la construction et le lancement de l’initiative Zero Routine Flaring entre compagnies pétrolières et gazières, pays producteurs et institutions internationales. Cette initiative vise à soutenir l’élimination du brûlage de routine d’ici à 2030. Afin de se placer sur cette trajectoire, un objectif de réduction de 80% par rapport à 2010 a été défini pour 2020, c’est-à-dire atteindre une moyenne de 1,5 Mm3/j . Cet objectif est atteint en 2017.

      En outre, Total, via le programme Global Gas Flaring Reduction, travaille depuis plus de 10 ans aux côtés de la Banque Mondiale afin d’aider pays producteurs et industriels dans la maîtrise du brûlage de gaz associés en continu.

      Un des objectifs de performance du Groupe est de mieux maîtriser ses consommations d’énergie. Depuis début 2013, une directive Groupe formalise les exigences à mettre en œuvre dans les sites opérés consommant plus de 50 000 tep/an d’énergie primaire (environ 40 sites). Fin 2017, 100% des sites concernés sont conformes ou ont engagé les actions nécessaires à la mise en conformité avec cette directive.

      L'efficacité énergétique est un facteur clé d’amélioration des performances économiques, environnementales et industrielles. Début 2013, le Groupe s’est doté d’un indice d’efficacité énergétique GEEI (Group Energy Efficiency Index) afin d’évaluer la performance du Groupe dans ce domaine. Il consiste en une combinaison de ratios d’intensités énergétiques (consommation nette d’énergie primaire rapportée au niveau d’activité) par activité.

      L’objectif du Groupe sur la période 2010-2020 est d’améliorer l’efficacité énergétique des installations opérées de 1% par an en moyenne. Par construction, la valeur du GEEI est de 100 en 2010 et l’objectif est d’arriver à 90,4 en 2020.

      L'objectif est atteint en 2017 notamment grâce à la réduction significative du brûlage de gaz global en 2017.

      Au-delà des audits obligatoires réalisés en Europe dans le cadre de la transposition de la directive européenne 2012/27/UE sur l’efficacité énergétique, le Groupe déploie la mise en œuvre de systèmes de management de l’énergie basés sur la norme ISO 50001. La raffinerie de Leuna et l’usine de bitumes de Brunsbüttel (Allemagne) sont certifiées depuis plusieurs années et les sites de raffinage et de pétrochimie français sont certifiés ISO 50001 depuis 2017. La raffinerie de Zeeland (Pays-Bas), dont Total détient une participation de 55%, est également certifiée depuis 2017. Pour le secteur Marketing & Services, le site industriel de Brunsbuttel (Allemagne) et le blending de lubrifiants de Dubaï (Emirats arabes unis) sont certifiés ISO 50001 depuis plusieurs années. Le blending d’Ertvelde (Belgique) a été audité fin 2017 en vue d’obtenir la certification ISO 50001. En France, le périmètre de certification ISO 50001 de Total Marketing France couvre 179 stations, 7 dépôts pétroliers et 2 bâtiments tertiaires correspondant aux Direction régionales de Nantes et de Lyon. Le processus de certification va être déployé plus largement en Europe dans les prochaines années de façon plus globale. À l’Exploration-Production, Total ABK (Abou Dabi) a également reçu cette certification début 2016.

      Total a recours aux architectures et aux équipements les mieux adaptés et introduit des innovations technologiques. Par exemple, sur les barges de production en mer, les plateformes offshore et les installations à terre, des systèmes de récupération de chaleur en sortie des turbines à gaz ont été mis en place, évitant ainsi le recours à des fours ou chaudières.

      Environ 85% des GES issus du pétrole et du gaz sont émis lors de la phase d’usage par les clients contre 15% lors de leur phase de production4. C’est pourquoi, en complément de l’action que Total mène sur ses sites industriels, le Groupe considère l’amélioration de l’empreinte environnementale de ses produits comme un levier essentiel pour répondre à l’enjeu climatique. 

      Le Groupe propose des solutions (produits et services) à ses clients pour un usage responsable de l’énergie. En matière de services énergétiques, Total s’appuie notamment sur le savoir-faire de sa joint-venture Tenag en Allemagne (détenue à 49%) et a acquis en 2014 BHC Energy en France. Ces sociétés de service travaillent essentiellement pour des clients européens, mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient. Elles s’appuient sur les résultats obtenus en interne afin de proposer à des clients industriels des conseils pour améliorer leurs performances et leur efficacité énergétique. En 2017, le Groupe a également fait l’acquisition de Greenflex, afin d’accélérer le développement de son offre sur le marché de l’efficacité énergétique.

      À travers le programme Total Ecosolutions, le Groupe développe par ailleurs des produits et services innovants dont le bilan global sur le plan environnemental, comme la réduction de la consommation énergétique, des émissions de GES ou de l’impact sur la santé, est meilleur que le standard du marché. À fin 2017, 93 produits et services bénéficient du label Total Ecosolutions. Ils concernent des secteurs variés : mobilité, agriculture, bâtiments, emballages, infrastructures et fabrication industrielle. Certains produits permettent de réduire la consommation d’énergie : pour les carburants, Total Excellium ; pour les lubrifiants, Total Quartz Fuel Economy ; et pour les bitumes, les gammes Azalt® ECO2 et Styrelf® ECO2. D’autres, comme la nouvelle gamme de fluides spéciaux BioLife, obtenus à partir de matières premières d’origine renouvelable 100% certifiée, permettent une réduction significative de l’impact environnemental (par rapport à l’équivalent fossile).

      Les émissions de CO2 eq évitées sur l’ensemble du cycle de vie par l’usage des produits et services Total Ecosolutions, par rapport à l’utilisation de l’offre de référence sur le marché considéré et pour un service rendu équivalent, sont évaluées annuellement à partir des volumes de ventes. Cela a représenté 1,85 Mt CO2 eq en 2017.

      En complément de ses efforts réalisés sur ses installations et les solutions proposées à ses clients, le Groupe accompagne depuis 2012 ses collaborateurs en France dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de leur logement par des conseils et des aides à l’investissement. Depuis le début de cette offre, environ 2 600 travaux de rénovation énergétique ont ainsi été aidés par le Groupe.

       En novembre 2017, Total a signé un accord avec la Fondation GoodPlanet, présidée par Yann Arthus-Bertrand, pour la mise en place d’un programme de neutralisation des émissions carbone des voyages en avion des salariés du Groupe, et cela sur une durée de dix ans. Ce projet permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 50 000 t de CO2 par an. Il repose sur la création et l’exploitation de 8 400 biodigesteurs en Inde.

      Total s’est de longue date engagé sur le développement de la technologie captage, utilisation et stockage du dioxyde de carbone (CCUS), via notamment son projet pilote de Lacq mené de 2010 à 2013 (captage par oxycombustion et stockage en réservoir déplété). Le Groupe étudie systématiquement l’opportunité de réinjecter le CO2 contenu dans les gisements qu’il exploite et s’intéresse à l’utilisation du CO2 pour améliorer la récupération des hydrocarbures. Fort de ces expériences, Total estime qu’il faut poursuivre les efforts de R&D dans divers domaines : maturité des technologies de captage, disponibilité et localisation des capacités de stockage, valorisation du CO2, faisabilité technique à l’échelle des besoins et réduction des coûts des technologies. Dans cet objectif, Total consacrera jusqu’à 10% de ses investissements en R&D au CCUS et a initié un travail aux côtés de ses pairs, au sein de l’Oil & Gas Climate Initiative, sur les enjeux de commercialité, technologies de captage et capacités mondiales de stockage.

      En octobre 2017, Statoil, Shell et Total ont signé un accord de partenariat pour développer un projet de stockage du CO2 sur le plateau continental norvégien. Le projet s’inscrit dans le cadre des initiatives prises par les autorités norvégiennes pour développer à l’échelle industrielle le captage-stockage de CO2 en Norvège.

      L'accès à l'énergie

      Depuis 2010, près de 50 filiales du Groupe sont engagées dans le programme Total Access to Energy, incubateur permettant d’identifier et de tester des solutions pour faciliter l’accès à l’énergie des populations les plus pauvres.

      La Banque mondiale estime que plus d’1 milliard de personnes n’a pas accès à l’électricité dans le monde. Dans le cadre de son programme d’accès à l’énergie, Total a lancé en 2011 une offre commerciale de solutions d’énergie décentralisée destinée aux populations des pays émergents, principalement en Afrique.

      Lancée en 2011 dans quatre pays pilotes, l’offre de solutions solaires pour l’accès à l’énergie de Total est distribuée en 2017 dans 45 pays. À fin 2017, 2,3 millions de lampes et kits solaires ont été vendus, participant ainsi à l’amélioration du quotidien de 10 millions de personnes. Les canaux de distribution utilisés sont à la fois les réseaux traditionnels de Total (stations-service) et les réseaux dits last mile, construits avec des partenaires locaux afin d’apporter ces solutions dans les zones reculées. Des réseaux de revendeurs sont alors mis en place et des programmes économiques développés avec le support de partenaires externes pour recruter et former de jeunes revendeurs solaires.

      Le modèle repose sur des partenariats innovants avec des interlocuteurs divers : en 2017, une cinquantaine de partenariats commerciaux sont déployés, avec des structures aussi variées que des organisations non gouvernementales, des agences de développement, des clients professionnels (magasins de vente au détail, clients grands comptes de Total, etc.), des opérateurs de télécommunications ou des organisations internationales.

      L’ambition du Groupe est de poursuivre le développement de ce programme et de toucher 25 millions de personnes en Afrique à horizon 2020 sur ce continent au cœur de la stratégie globale de Total.

      Les intiatives du secteur et le cadre international

      Total a rejoint, en 2014, l’appel du Pacte mondial des Nations unies qui invite les entreprises à considérer en interne un prix du CO2 et à soutenir publiquement l’importance d’un tel prix via des mécanismes de régulation adaptés aux contextes locaux. Total travaille également conjointement avec la Banque mondiale au sein de la Carbon Pricing Leadership Coalition (CPLC). Total prône en particulier l’émergence d’un accord international qui soit équilibré, progressif et n’induise pas de distorsion de concurrence entre industries ou régions du monde. Donner de la visibilité quant à la contrainte future sur les émissions de GES est important pour l’évolution du mix énergétique. De la sorte, Total encourage la fixation de prix au niveau mondial pour chaque tonne de carbone émise, tout en veillant au traitement équitable des « secteurs exposés aux fuites de carbone » (tels que définis par l’UE). C’est en ce sens que six dirigeants de l’industrie pétrolière, dont celui de Total, ont lancé en juin 2015 un appel à l’United Nations Framework Convention on Climate Change à la mise en place de mécanismes de tarification du carbone. En juin 2017, Total a également rejoint, comme membre fondateur, le Climate Leadership Council, une initiative dont les membres fondateurs sont des entreprises mais aussi des personnalités et qui vise à démontrer l’importance de trouver des solutions au défi du climat qui permettront de soutenir l’économie et de protéger l’environnement.

      La substitution du charbon par le gaz dans le secteur de la génération électrique est un des moyens les plus rapides et des moins coûteux pour réduire les émissions de CO2 dans le monde. La disponibilité immédiate de cette solution et la flexibilité nécessaire qu’elle offre aux réseaux électriques en complément des énergies intermittentes font que Total est en faveur des normes qui imposent des plafonds d’émissions sur la génération électrique, comme celles en vigueur au Royaume-Uni.

      Total a activement contribué en 2014 à lancer et développer l’Oil & Gas Climate Initiative (OGCI) un partenariat global au sein du secteur. Cette initiative regroupe, fin 2017, 10 grands acteurs nationaux et internationaux de l’énergie. Elle a pour but de partager les expériences, faire avancer des solutions techniques, et catalyser des actions importantes visant à accompagner l’évolution du mix énergétique en prenant en compte les enjeux du changement climatique. En 2016, l’OGCI a annoncé la création d’un fonds d’investissement d’un milliard de dollars sur 10 ans. Ce fonds OGCI Climate Investments financera des start-up et des projets qui présentent un fort potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En octobre 2017, OGCI Climate Investments a annoncé ses premiers investissements sur le CCUS et sur l’efficacité énergétique dans le transport. L’OGCI a par ailleurs annoncé son ambition de viser des émissions quasiment nulles de méthane.

      Total est le partenaire technique de la Breakthrough Energy Coalition (fonds doté d’un milliard de dollars) et devrait à ce titre notamment aider à identifier les priorités d’investissement et à évaluer la viabilité des technologies.

      Total est également un acteur actif dans le débat sur les enjeux du climat, grâce à des partenariats de long terme avec les principales parties prenantes. Ainsi, Total finance des programmes de recherche en France auprès de l’Ademe, de Paris Saclay ou de la chaire Économie du climat de Paris-Dauphine, et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis. Enfin, Total réalise des formations ou des interventions au sein de plusieurs universités, participant ainsi au débat.

      Adaptation au changement climatique

      Le Groupe veille à évaluer la vulnérabilité de ses installations aux aléas climatiques, afin que leurs conséquences n’affectent pas l’intégrité des installations, ni la sécurité des personnes. De façon plus générale, les aléas naturels (aléas climatiques mais aussi sismiques, tsunami, tenue des sols, etc.) sont pris en compte dans la conception des installations industrielles qui sont dimensionnées pour résister à des conditions normales et extrêmes. Le Groupe procède à l’évaluation systématique des conséquences éventuelles du changement climatique sur ses futurs projets. Les analyses incluent une revue par type d’aléa (niveau de la mer, tempêtes, température, permafrost, etc.) et prennent en compte la durée de vie des projets et leur capacité à s’adapter progressivement. Les études internes conduites n’ont pas identifié d’installations qui ne résistent pas aux conséquences du changement climatique connues à ce jour.

      1Données Société.

      2Source : AIE.

      3Les entreprises signataires sont : BP, Statoil, Eni, Shell, ExxonMobil, Total, Repsol, Wintershall.

      4Source : IPCC et AIE.

      TCFD (TASK FORCE ON CLIMATE-RELATED FINANCIAL DISCLOSURES)

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      En juin 2017, la TCFD (Task-Force on Climate-related Financial Disclosures) du Conseil de stabilité financière du G20 a publié ses recommandations finales en matière d’informations relatives au climat à communiquer par les entreprises. Ces recommandations comprennent des précisions additionnelles pour certains secteurs comme celui de l’énergie.

      Après analyse du rapport final, Total a publiquement apporté son soutien à la TCFD et à ses recommandations au cours de l’été 2017, tout en soulignant qu’il revient aux entreprises de définir les informations relatives aux risques et opportunités liés au climat qui sont matérielles et qui devraient en conséquence figurer dans le rapport annuel, et les informations supplémentaires que les entreprises choisissent de publier de façon volontaire. Total estime également que la quantification des impacts de différents scénarios n’est pas nécessairement pertinente pour les investisseurs dans la mesure où les hypothèses retenues par différentes entreprises peuvent diverger fortement. Le Groupe considère que les entreprises ont un rôle majeur à jouer pour façonner la manière dont ces sujets vont évoluer et que les modalités d'application des scénarios et d’utilisation des indicateurs doivent encore être approfondies.

      Lire la lettre de Patrick Pouyanné à Mr Bloomberg, Président de la TCFD (en anglais uniquement).

      Total poursuit le dialogue en participant au Oil & Gas Preparer Forum mis en place par la TCFD à l’automne 2017 dans la perspective de la publication des bonnes pratiques applicables notamment au secteur pétrolier et gazier. Total a également rejoint l’initiative lancée par le WBCSD en décembre 2017 en signant le CEO Guide to Climate-related Financial Disclosures.

      Total a détaillé dans son document de référence la façon dont les recommandations de la TCFD sont prises en compte par le Groupe, selon les 4 piliers définis et entend mettre en œuvre une démarche d’amélioration continue dans ce domaine.

      Détail de la prise en compte de la TCFD par le Groupe et table de correspondance